Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.
"Wake in Fright" a électrisé Cannes en 1971, disparu pendant 40 ans, puis ressurgi comme le mythe fondateur du cinéma australien. Un instituteur s'enlise dans une ville minière où l'hospitalité se boit comme une sommation. 55 ans après, sa brutalité n'a rien perdu de son mordant.
L'amitié entre une directrice française d'EHPAD et une metteuse en scène japonaise. De cet argument simple, Ryusuke Hamaguchi tire un film épuré et pourtant foisonnant, aussi sensible que politique, sans jamais forcer le trait si ce n'est dans quelques redondances. Analyse.
Considéré de nos jours comme un classique, Prix Spécial du Jury à Cannes en 1964, nommé pour l'Oscar du meilleur film étranger, La Femme des Sables, réalisation la plus célèbre de Hiroshi Teshigahara, est d'abord une œuvre moderne, s'inscrivant pleinement dans le mouvement de la Nouvelle Vague Japonaise, dont il est un des films les plus représentatifs
Dans le cadre de la rétrospective consacrée à Joseph Losey sur OCS, revenons sur Les Criminels, un film noir somme toute classique mais qui bénéficie de la patte de son réalisateur pour porter le statut de film d'auteur.
Alors que la saison 2 de la série Ash Vs Evil Dead est en cours de diffusion sur la chaîne Starz aux USA et sur OCS en France, le nom du scénariste de la saison 3 vient d’être dévoilé. Mark Verheiden va remplacer Craig DiGregorio. Bruce Campbell a également évoqué l’avenir de la série dans une récente interview. Ash vs Evil Dead pourrait bien connaitre cinq saisons.
Le 6 janvier prochain, la 42ème cérémonie des César mettra une fois de plus le cinéma français à l'honneur. Occasion pour les jeunes talents qui ont fait 2016 d'être récompensés pour leurs prestations : cette année, 34 comédiens de tous horizons figurent sur la liste des Révélations 2017. Reste à savoir qui sera sacré meilleur espoir.
Un troisième "Nosferatu" se profile. Après le chef d'oeuvre expressionniste de Murnau et le remake de Werner Herzog, le vampire le plus mythique de l'histoire du cinéma va renaître de ses cendres une troisième fois, sous la houlette de l'américain Robert Eggers, très coté sur le marché depuis le succès surprise de son film d'horreur "The Witch".
L'été et la rentrée 2016 ont été riches en révélations sur de nombreux projets de remakes et de reboots impressionnants qui devraient voir le jour à Hollywood dans les mois qui viennent. Les studios semblent de plus en plus frileux et de moins en moins enclins à financer des projets orignaux.
Du divertissement avec un casting 5 étoiles (Tom Hanks, Felicity Jones aka la future Jyn Erso de Rogue One), des lieux majestueux (Florence, Venise, Istanbul) et une intrigue très contemporaine, que demander de plus ?
Plus de deux ans après avoir été présenté à la Mostra de Venise, le premier long-métrage de Naji Abu Nowar est enfin visible dans nos salles obscures. Il y a de quoi s'interroger : cela valait-il la peine d'attendre pour découvrir cette fable bédouine ou ce temps de latence est-il la preuve que même son distributeur avait conscience de son faible potentiel commercial?
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »