Après sept ans d’absence au cinéma, The Mandalorian and Grogu ramène enfin Star Wars sur grand écran. Jon Favreau livre une aventure accessible, efficace et parfois franchement plaisante, mais dont le manque d’enjeu, d’ambition visuelle et de souffle cinématographique finit par réduire le retour de la saga à un simple téléfilm de luxe.
Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Maître incontesté du fantastique et du thriller, Stephen King enchaîne les succès que les réalisateurs s'arrachent pour porter à l'écran. Avec Fenêtre secrète, David Koepp s'attaque à l'un des récits les plus controversés de l'auteur, réalisant une adaptation peut-être un peu trop fidèle ?
Présenté au Festival International du Film de Berlin en 2017, Logan concentre de nombreux espoirs. A la fois d'être un grand film crépusculaire et d'être une consécration pour le genre du super-héros. Sa bande annonce finale tend à rassurer, montrant de magnifiques images et une intensité folle.
Parce qu'il ne faut pas perdre de vue que l'oeuvre de Stephen King portée à l'écran peut aboutir aussi bien à des chefs d'oeuvre qu'à d'infâmes nanars, penchons-nous sur un film unanimement reconnu comme l'un des plus mauvais films fantastiques des années 2000. Et pourtant, Dreamcatcher avait pour lui un casting reconnu et surtout un roman au potentiel hautement cinégénique.
Corniche Kennedy raconte l'histoire d'un groupe d'adolescents qui défient la loi de la gravité en sautant du haut de ladite corniche dans les calanques de Marseille. Avec ce film, Dominique Cabrera livre un portrait plein de justesse d'une jeunesse indocile irradiée de soleil.
Ben Affleck revient avec une nouvelle adaptation d'un roman de Dennis Lehane, Live By Night. L'occasion de voir le Bruce Wayne de D.C Comics s'inspirer du mythe scorsesien et emballer une ode au gangstérisme en pleine Prohibition, hyper ambitieuse et classieuse.
François Cluzet, Denis Podalydès et Sami Bouajila sont à l'affiche dans ce premier long métrage d'espionnage, froid et grinçant, épuré et maîtrisé. Après 11.6 ou Ne le dis à personne, qui a valu à l'acteur sexagénaire un césar, est-il encore bon de s'enfermer dans un énième film d'espionnage qui malgré un construction impeccable et un réalisation irréprochable aurait gagné à être plus sanguin...
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Entre paranoïa financière, inventions absurdes et guerres de chiffonniers, ce tome 2 des "Âges d’or de Picsou" rappelle pourquoi le vieux canard de Carl Barks reste l’un des personnages les plus drôles de l’histoire de la BD pour enfants.
Avec "Oldman", Chang Sheng compose un récit de vengeance baroque, où la magie et la cruauté du pouvoir se mêlent dans une fresque aussi spectaculaire que mélancolique. Mini-série sombre et nerveuse de Hiroshi Shimomoto, "Smother Me" nous plonge quant à elle dans une Détroit cauchemardesque où les enfants sont dressés, vendus, jetés dans l’arène.