"Wake in Fright" a électrisé Cannes en 1971, disparu pendant 40 ans, puis ressurgi comme le mythe fondateur du cinéma australien. Un instituteur s'enlise dans une ville minière où l'hospitalité se boit comme une sommation. 55 ans après, sa brutalité n'a rien perdu de son mordant.
L'amitié entre une directrice française d'EHPAD et une metteuse en scène japonaise. De cet argument simple, Ryusuke Hamaguchi tire un film épuré et pourtant foisonnant, aussi sensible que politique, sans jamais forcer le trait si ce n'est dans quelques redondances. Analyse.
Andrew Patterson filme l'Oklahoma rural dans "Oklahoma Honey", une fable inspirante et généreuse portée par le retour de Matthew McConaughey en apiculteur charismatique, six ans après "The Gentlemen". Entre bluegrass, communauté et vengeance, Angelina LookingGlass fait des débuts marquants face à Kurt Russell.
Alors que la légende de Robin des Bois n'en finit plus de faire les beaux jours du cinéma de cape et d'épée, le tournage d'une énième adaptation a débuté cette semaine en Europe de l'Est. Porté par Taron Egerton dans le rôle titre, le film, intitulé Robin Hood : Origins, affiche la volonté de dépoussiérer le mythe en s'attardant de façon âpre et réaliste sur les jeunes années du héros.
Deux ans après Pas son genre, Lucas Belvaux est de retour sur grand écran avec Chez Nous, film contesté avant même sa sortie. Alors, coup de génie ou coup dans l'eau ? Chacun en tirera ses propres conclusions, mais impossible de nier le talent des acteurs qui composent le casting.
Gore Verbinski se venge de son expérience avec les gros studios dans A Cure for Life. Une oeuvre radicale et jusqu'au boutiste qui s'impose par sa mise en scène somptueuse et comme étant une adaptation indirecte du célèbre jeu vidéo BioShock.
Après le thriller (Ne Le Dis à Personne, Blood Ties) et le film générationnel (Les Petits Mouchoirs), Guillaume Canet, après sa première réalisation Mon Idole, revient à la comédie avec Rock'N roll, où le spectateur est plongé au plus près de sa crise de la quarantaine. Film nombriliste ou farce réussie?
Qui se ressemble s'assemble comme on dit : l'ex Mad-Max de George Miller serait prêt à tourner la suite des aventures de la bande de super-tarés/méchants de chez DC Comics. Avec Andrew Garfield en méchant ?
Nicolas Winding Refn devrait débuter le tournage à l’automne prochain d’une série télévisée Too Old to Die Young pour les besoins d’Amazon Studios. Le cinéaste danois - qui a bousculé les codes et les limites du septième art avec des œuvres majeures qui ont marqué les esprits (la trilogie Pusher, Bleeder, Drive, Bronson, Only God Forgives, The Neon Demon) – risque de réaliser une série extrêmement sombre et de haute volée qui pourrait même ringardiser The Wire, True Detective et Breaking Bad.
Alibi.com est finalement une comédie à l'humour gras mais bien rythmée, qui malgré une formule bien trop classique, connaît quelques séquences inspirées.
La peur de l'inconnu, d'être coupé du monde avec un père angoissant et le sentiment d'être suivi par le diable en personne, c'est la base de toutes les frayeurs enfantines. C'est aussi le point de départ du nouveau film de Gilles Marchand. Réussit-il à nous faire partager le trouble de ce jeune garçon ou livre-t-il un film trop abstrait pour marquer les esprits?
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »