Après sept ans d’absence au cinéma, The Mandalorian and Grogu ramène enfin Star Wars sur grand écran. Jon Favreau livre une aventure accessible, efficace et parfois franchement plaisante, mais dont le manque d’enjeu, d’ambition visuelle et de souffle cinématographique finit par réduire le retour de la saga à un simple téléfilm de luxe.
Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Vivant à jamais sous l'ombre d'un début de carrière fracassant avec son Dogme95 et son film coup de poing Festen, Thomas Vinterberg livre La Communauté, un film non dénué d'intérêt, mais qui ne souffre pas trop la comparaison avec les précédents...
Woody Harrelson est parvenu à réaliser et à diffuser en direct son projet ambitieux, Lost in London. Cette comédie est constituée d’un seul et unique plan séquence. De nombreux médias britanniques ont confirmé que le tournage et la diffusion s’étaient déroulés sans encombre.
Comment le canadien Christophe Duguay parvient-il à redonner corps à l'histoire bouleversante de Joseph Joffo, ce jeune juif contraint de fuir la barbarie nazie avec son frère, 40 ans après la première adaptation cinématographique effectuée par Jacques Doillon?
Fort d'un succès international retentissant et adoubé par Stephen King lui-même, Chambre 1408 n'en reste pas moins qu'une adaptation insipide et paresseuse de l'oeuvre du romancier.
La La Land, le nouveau film de Damien Chazelle, qui a déjà raflé 7 Golden Globes et part favori pour les Oscars, il est le film événement de ce début d'année 2017. Est-il à la hauteur de son succès et des retours dithyrambiques ou rejoint-il la catégorie des œuvres surestimées ?
Alors qu'il atteint un box-office américain digne d'une superproduction et un nombre record de récompenses à l'international, le film de Barry Jenkins s'impose comme un phénomène destiné à devenir, sur le long-terme, une référence incontournable. Comment est-il parvenu à un tel statut malgré son postulat qui aurait pu le limiter à un public restreint?
Co-écrit avec Gustave Kervern et inspiré du roman de Jean Teulé ainsi que de la vie d'Hélène Jégado, Fleur de Tonnerre est un film porté par une actrice : Déborah François, mais moins par ses seconds rôles tous peu incarnés et plutôt fades. Petite déception pour ce qui aurait facilement pu être une fresque passionante. Le film est en salles depuis le 18 janvier
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Entre paranoïa financière, inventions absurdes et guerres de chiffonniers, ce tome 2 des "Âges d’or de Picsou" rappelle pourquoi le vieux canard de Carl Barks reste l’un des personnages les plus drôles de l’histoire de la BD pour enfants.
Avec "Oldman", Chang Sheng compose un récit de vengeance baroque, où la magie et la cruauté du pouvoir se mêlent dans une fresque aussi spectaculaire que mélancolique. Mini-série sombre et nerveuse de Hiroshi Shimomoto, "Smother Me" nous plonge quant à elle dans une Détroit cauchemardesque où les enfants sont dressés, vendus, jetés dans l’arène.