Après sept ans d’absence au cinéma, The Mandalorian and Grogu ramène enfin Star Wars sur grand écran. Jon Favreau livre une aventure accessible, efficace et parfois franchement plaisante, mais dont le manque d’enjeu, d’ambition visuelle et de souffle cinématographique finit par réduire le retour de la saga à un simple téléfilm de luxe.
Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Uma Thurman présidera le jury Un certain regard lors de la 70ème édition du Festival de Cannes. "En vingt ans de carrière, l'actrice américaine a démontré son audace et son goût du risque..." a ajouté le communiqué de presse.
Après avoir exprimé sa mélancolie dans Bis, Dominique Farrugia s'amuse à déconstruire le couple d'Yvan et Delphine qu'il avait imaginé 20 ans plus tôt. Sa comédie se voudrait amère mais manque cruellement de mordant. La meilleure idée est peut-être celle, uniquement présente dans l'affiche, de voir la maison séparée en deux par un ruban adhésif. Il y a t-il tout de même de quoi s'amuser dans le film lui-même?
Générateur de grands réalisateurs depuis 1962, la Semaine de la Critique vient de révéler sa sélection dont le créneau est d'offrir une vitrine à la jeune génération de cinéastes internationaux.
Après avoir signé les scénarios d’Un Prophète, Mesrine et Braquo, Abdel Raouf Dafri travaillerait sur une mini-série pour les besoins d’Arte. Les téléspectateurs seront confrontés avec Paix à leurs armes à l’envers du décor en Algérie entre trafic d’armes et fondamentalisme religieux. Ce constat très amer et sévère devrait servir avant tout à dénoncer les conséquences désastreuses de la guerre d’Algérie et le comportement de l’Etat français.
Le réalisateur Clint Eastwood s’apprêterait à tourner un nouveau film sur des héros américains du quotidien. « The 15:17 to Paris » devrait retracer le parcours fascinant et le courage exceptionnel d’Anthony Sadler, Alek Skarlatos et Spencer Stone, les trois héros de l’attentat déjoué dans le Thalys en août 2015.
Le programme de la section parallèle du Festival de Cannes dévoilé ce matin fait envie. L'éclectisme est le mot d'ordre de ce nouveau cru avec dix-neuf longs métrages, des documentaires, des comédies populaires, des films d'auteurs..., de quoi rendre heureux de nombreux cinéphiles
Daniel Espinosa (Enfant 44, Sécurité Rapproché) et le tandem Paul Wernick & Rhett Reese (Deadpool) sont à la baguette de ce Life, grossier mélange d'Alien, Gravity et The Thing, qui à défaut d'étonner demeure une série B horrifique de haute volée.
Ce mercredi 19 avril est sorti dans les salles 11 Minutes, le nouveau thriller de Jerzy Skolimowski. Perdu au milieu d'une accumulation de styles, ce drame polonais déçoit autant par son scénario trop ambitieux, que par sa mise en scène clinquante. Retour sur un puzzle narratif, non accompli.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Entre paranoïa financière, inventions absurdes et guerres de chiffonniers, ce tome 2 des "Âges d’or de Picsou" rappelle pourquoi le vieux canard de Carl Barks reste l’un des personnages les plus drôles de l’histoire de la BD pour enfants.
Avec "Oldman", Chang Sheng compose un récit de vengeance baroque, où la magie et la cruauté du pouvoir se mêlent dans une fresque aussi spectaculaire que mélancolique. Mini-série sombre et nerveuse de Hiroshi Shimomoto, "Smother Me" nous plonge quant à elle dans une Détroit cauchemardesque où les enfants sont dressés, vendus, jetés dans l’arène.