Après sept ans d’absence au cinéma, The Mandalorian and Grogu ramène enfin Star Wars sur grand écran. Jon Favreau livre une aventure accessible, efficace et parfois franchement plaisante, mais dont le manque d’enjeu, d’ambition visuelle et de souffle cinématographique finit par réduire le retour de la saga à un simple téléfilm de luxe.
Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Septième film réalisé par Takeshi Kitano, Hana-bi sera celui de la consécration internationale, remportant même un Lion d'or à Venise en 1997. Un film où le grand cinéaste japonais nous offre un véritable art poétique.
Véritable lueur d'espoir, Annabelle 2 : la création du mal redonne des couleurs à la célèbre poupée maléfique après un premier film famélique. Un long métrage parfois cliché et facile mais qui reste d'une efficacité redoutable et inspirant une véritable angoisse.
Quoi de mieux pour passer un bel été qu'un road-trip au Japon en compagnie d'un yakuza vieillissant et un garçonnet. Un voyage mélancolique et joyeux ponctué par de sublimes notes de piano.
Le nouveau film du mexicain Michel franco n'est pas un film à l'eau de rose. Pourtant, les Filles d'Avril est ce film, son meilleur à ce jour, qui fait la synthèse entre une mise en scène sèche et sombre qui est la marque de fabrique du cinéaste, et un sujet traité avec plus de douceur et d'empathie que d'habitude.
Rasta Rockett est une comédie culte. Que ce soit au niveau des répliques ou des situations, on ne peut que passer un excellent moment devant ce film, que l'on saura apprécier toutes saisons confondues.
Après le documentaire coup de poing sur les dangers de la junk food, Morgan Spurlock s’est attaqué à la mode des chaînes de restauration servant des plats à base de poulet. Le réalisateur a eu l’idée de se lancer dans l’ouverture d’un restaurant éphémère pour les besoins du film Super Size Me 2 Holy Chicken qui sera présenté en avant-première au Festival international du Film de Toronto en septembre prochain. Les fast-foods spécialisés dans la volaille battent déjà de l’aile.
Le cinéaste Steven Soderbergh se serait récemment lancé un défi assez fou. Le réalisateur d’Ocean’s Eleven, Erin Brockovich, Magic Mike et Logan Lucky aurait tourné une nouvelle œuvre cinématographique entièrement avec un téléphone portable. Le casting d’Unsane réunit notamment les comédiennes Juno Temple (Horns) et Claire Foy (The Crown).
Sur la liste des blockbusters les plus attendus de l’été, à côté des Dunkerque, Baby Driver et Valerian et La Cité des Mille Planètes, débarque La Planète des Singes : Suprématie. Nouveau volet d’une franchise entamée il y a maintenant 6 ans servant de prequel aux originaux, et appréciée de manière quasi-unanime des critiques et du public, cet opus a la lourde tâche de clôturer dignement la trilogie et d’en assumer l’héritage des années 70. Mission réussie ?
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Entre paranoïa financière, inventions absurdes et guerres de chiffonniers, ce tome 2 des "Âges d’or de Picsou" rappelle pourquoi le vieux canard de Carl Barks reste l’un des personnages les plus drôles de l’histoire de la BD pour enfants.
Avec "Oldman", Chang Sheng compose un récit de vengeance baroque, où la magie et la cruauté du pouvoir se mêlent dans une fresque aussi spectaculaire que mélancolique. Mini-série sombre et nerveuse de Hiroshi Shimomoto, "Smother Me" nous plonge quant à elle dans une Détroit cauchemardesque où les enfants sont dressés, vendus, jetés dans l’arène.