Après sept ans d’absence au cinéma, The Mandalorian and Grogu ramène enfin Star Wars sur grand écran. Jon Favreau livre une aventure accessible, efficace et parfois franchement plaisante, mais dont le manque d’enjeu, d’ambition visuelle et de souffle cinématographique finit par réduire le retour de la saga à un simple téléfilm de luxe.
Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Soudain l'été dernier est une des œuvres maîtresses de Joseph Mankiewicz, preuve de son immense talent de réalisateur, auquel s'ajoutent les dialogues de Tennessee Williams et l'interprétation hors norme des trois acteurs principaux, Katharine Hepburn, Montgomery Clift et Elizabeth Taylor.
Délicatesse et finesse sont les apanages de ce biopic d'époque joliment classique, qui s'attache à dépeindre la personnalité et le parcours d'un homme fougueux et passionné, prêt à tout sacrifier pour son Art.
Pour son premier film en tête d'affiche, Scott Eastwood loupe un virage en choisissant le fils bâtard de Fast & Furious et 60 Secondes Chrono, mariné à la sauce production Besson. Une série B plus que navrante qui vous fera perdre des neurones en plus de votre argent et de votre temps.
Citoyen d'honneur met en scène Daniel Mantovani, un écrivain fictif plus vrai que nature incarné par Oscar Martinez, Coupe Volpi du meilleur acteur. Critique du film désormais disponible en DVD...
Après avoir co-réalisé le premier John Wick et avant de s'attaquer à la suite de Deadpool, David Leitch a signé avec Atomic Blonde un thriller d'espionnage survitaminé efficace mais bien trop poussif, malgré la présence d'une Charlize Theron plus badass que jamais.
Avec Lavardin, Chabrol trouve un alter ego qui, comme lui, jette un regard ironique et goguenard sur la bourgeoisie de province et s'attelle à mettre à jour ses hypocrisies.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Entre paranoïa financière, inventions absurdes et guerres de chiffonniers, ce tome 2 des "Âges d’or de Picsou" rappelle pourquoi le vieux canard de Carl Barks reste l’un des personnages les plus drôles de l’histoire de la BD pour enfants.
Avec "Oldman", Chang Sheng compose un récit de vengeance baroque, où la magie et la cruauté du pouvoir se mêlent dans une fresque aussi spectaculaire que mélancolique. Mini-série sombre et nerveuse de Hiroshi Shimomoto, "Smother Me" nous plonge quant à elle dans une Détroit cauchemardesque où les enfants sont dressés, vendus, jetés dans l’arène.