Après sept ans d’absence au cinéma, The Mandalorian and Grogu ramène enfin Star Wars sur grand écran. Jon Favreau livre une aventure accessible, efficace et parfois franchement plaisante, mais dont le manque d’enjeu, d’ambition visuelle et de souffle cinématographique finit par réduire le retour de la saga à un simple téléfilm de luxe.
Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Les séries américaines ont du souci à se faire ! Gomorra est de retour pour l’hiver 2017 ! Les fans peuvent donc dorénavant compter les jours qui les séparent de la diffusion de la saison 3 en Italie. La guerre des gangs à Naples entre le clan Savastano et le clan Conte s’annonce sanglante. Ce programme ultra-réaliste sur les ravages de la Camorra en Campanie va tenter de mettre une nouvelle fois la barre très haut en termes de séries policières.
Le studio 20th Century Fox, via sa présidente Stacey Snider, a tenu à clarifier la situation sur l’avenir de la franchise Alien au cinéma. L’échec au box-office et les critiques des fans, vis-à-vis de la vision par Ridley Scott de la mythologie de l’une des plus terrifiantes créatures de l’espace, n’ont pas définitivement condamné d’éventuelles suites dans les salles obscures.
Larry Cohen s’est montré très inquiet sur le projet de remake de Maniac Cop, le film culte de William Lustig. John Hyams devait revisiter ce grand classique du cinéma bis et horrifique avec Nicolas Winding Refn à la production et Ed Brubaker au scénario. Des différends financiers pourraient avoir gelé le projet et plongé le film en pleine phase de « development hell ».
Les fans de la série animée déjantée et décalée Bojack Horseman peuvent se réjouir. Alors que la saison 4 vient d’être proposée sur Netflix en cette rentrée de septembre, le géant américain de la SVOD a confirmé que la série serait reconduite pour une saison 5.
Critique de A Ciambra, second film de Jonas Carpignano. Après s'être intéressé à la difficile intégration des migrants dans le sud de l'Italie, le cinéaste s'intéresse aujourd'hui à celle, impossible, d'un camp de gitans.
Faute d'amour, le nouveau film d'Andreï Zviaguintsev, creuse le sillon d'un cinéma passionnément engagé dans l'observation du pays du cinéaste, la Russie. Cette fois, c'est au travers d'un drame particulièrement triste (les drames avec les enfants sont toujours poignants) qu'il déroule -d'une belle et brillante manière - son constat.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Entre paranoïa financière, inventions absurdes et guerres de chiffonniers, ce tome 2 des "Âges d’or de Picsou" rappelle pourquoi le vieux canard de Carl Barks reste l’un des personnages les plus drôles de l’histoire de la BD pour enfants.
Avec "Oldman", Chang Sheng compose un récit de vengeance baroque, où la magie et la cruauté du pouvoir se mêlent dans une fresque aussi spectaculaire que mélancolique. Mini-série sombre et nerveuse de Hiroshi Shimomoto, "Smother Me" nous plonge quant à elle dans une Détroit cauchemardesque où les enfants sont dressés, vendus, jetés dans l’arène.