Alien : La 20th Century Fox n’a pas encore fait une croix définitive sur la franchise des xénomorphes

Après la déception de l’annulation du projet Alien 5 de Neil Blomkamp et suite aux films clivants de Ridley Scott boudés par le public en salles (Prometheus et Alien : Covenant), la franchise des xénomorphes semblait définitivement abandonnée et placée en phase de sommeil avancé dans l’hyper-espace. Telle Ellen Ripley, la patronne de la 20th Century Fox, Stacey Snider, n’a pas définitivement renoncé à de nouvelles épopées épiques avec la licence Alien.

La patronne du studio, Stacey Snider, a évoqué l’avenir de la franchise Alien dans un entretien accordé à la rédaction de Variety. Elle a souhaité mettre un terme aux rumeurs évoquant la suspension de la saga avec l’abandon des futurs projets cinématographiques. Stacey Snider vient donc de rassurer les fans les plus extrêmes qui attendent de nouveaux longs-métrages peuplés de xénomorphes, d’œufs d’aliens et de facehuggers.

Selon des précisions de la rédaction d’IGN France, Alien : Covenant, le dernier opus de la franchise fut pourtant un échec retentissant pour la 20th Century Fox avec seulement 232 millions de dollars récoltés dans les salles obscures à travers le monde, pour un budget total de près de 100 millions de dollars. Stacey Snider espère néanmoins que les prochains films apportent un véritable coup de fouet à la saga et qu’ils puissent poser des jalons importants dans le cadre de la franchise.

Lorsqu’un univers est aussi riche que celui d’Alien, cela peut créer un sillage trop familier – et auquel cas, vous êtes en difficulté – mais [Ridley Scott et Emma Watts] peuvent également trouver une planète, un scénario ou un méchant qui vit dans cet univers, et qui peuvent être révolutionnaires.

Ridley Scott avait annoncé depuis de nombreuses années vouloir mettre en place deux nouvelles suites après Alien : Covenant afin de boucler la boucle avec le tout premier Alien de 1979 pour le plus grand bonheur des fans.

Affaire à suivre donc pour la saga Alien à Hollywood. La 20th Century Fox pourrait donner le feu vert à Ridley Scott dans les mois et les années à venir pour ses projets de suites. Les scénarios pourraient être remaniés d’ici là. Le retour en 2018 du plus coriace ennemi des xénomorphes dans la galaxie avec le renouveau de la franchise Predator pourrait bien réveiller les envies d’espace, de pulse rifles et d’entités extraterrestres chez les cinéphiles. Verdict donc dans les années à venir. La licence Alien ne semble donc pas définitivement morte et enterrée pour la 20th Century Fox.

Festival

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

Deauville 2026 : Test, la force fragile

Au contraire des films Hollywoodiens qui nous ont habitués à un bodybuilding viril souvent très macho, "Test" offre une plongée sensible au cœur du culturisme et ose briser les tabous. En s'inspirant de sa propre expérience, Brock Yurich incarne un athlète mal dans sa peau en quête d'affirmation. Un récit à fleur de muscles prodigieusement mis en scène.

Deauville 2026 : The Last Pickpocket in New York, les mains dans les poches

Comment survivent les voleurs à la tire dans notre société moderne ultra connectée, où l'argent est devenu virtuel et les téléphones des traceurs ambulants ? En partant de cette question simple, "The Last Pickpocket in New York" propose un polar urbain délicieusement rétro qui rend hommage aux classiques du genre. Porté par la performance impeccable de John Turturro, le film convainc plus par son atmosphère nostalgique que par son scénario ingénu.

Newsletter

À ne pas manquer

Salvation, un petit cru d’Emin Alper

En Turquie, la tension monte entre deux villages. Paranoïa et manipulations religieuses attisent la violence. Adoptant les codes des films de genre, Emin Alper ne parvient guère à convaincre, malgré une photographie de qualité, une interprétation impeccable et un final malin.

L’Âme des guerriers (1994), de Lee Tamahori : une tentative de réaffirmation identitaire

Œuvre sur le déclin culturel des Maoris, ce premier long-métrage de Lee Tamahori propose un portrait sans concession de la misère et de la violence dans lesquelles patauge une communauté déracinée. Aux côtés de La Leçon de piano de Jane Campion, sorti un an plus tôt, cette tragédie grecque doublée d’une œuvre choc a permis de mettre la Nouvelle-Zélande sur la carte du cinéma mondial.

La frappe : Sans les mots

La frappe explore avec une caméra au plus près des visages les cicatrices laissées par un père abuseur. Julien Gaspar-Oliveri signe une œuvre tendue et rugueuse, entre drame intime et chronique familiale. Un film qui déroute par son refus de trancher mais finit par séduire lorsqu'il renoue avec une narration plus ferme. Une proposition fragile, parfois monotone, mais qui s'essaye à une certaine forme.

Utu Redux : quand la vengeance devient un incendie sans fin

Le western maori de Geoff Murphy plonge dans la guerre de Te Kooti, tourné à cru dans le bush néo-zélandais. Entre villages incendiés, humour noir et camps jamais figés, le film capture un engrenage de vengeance coloniale où personne ne reste épargné, jusqu'à une scène finale qui vide le mot "utu" de son sens.

Smash Palace : au pays de la casse

Dans une casse automobile perdue en Nouvelle-Zélande, un ex-pilote confond amour et possession jusqu'à traiter sa fille comme un trophée. Son couple se déchire, son garage déborde de carcasses, et le paysage tout entier se referme sur lui comme un piège dont personne ne ressort.
Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.