"Lydia et le vaisseau des tempêtes", nouveau film d'animation québécois, adapte librement les romans d'Yves Meynard. Entre mers de brume et astromagie, Lydia y affronte le deuil et l'apprentissage pour retrouver son frère disparu, dans une belle aventure familiale attachante.
Premier long métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, "Cotton Queen" suit Nafisa, adolescente élevée dans un village cotonnier du Soudan, tiraillée entre les récits coloniaux de sa grand-mère et l'arrivée d'un homme d'affaires venu imposer ses graines génétiquement modifiées. Un film sobre sur l'émancipation et la mémoire.
Dans "Une affaire turque", Hüseyin Aydin Gürsoy filme moins un thriller qu'une faille : celle d'un homme pris entre deux mondes qui ne lui pardonnent pas d'appartenir à l'autre. Avec une mise en scène sensible, le cinéaste ausculte les stigmates invisibles du transfuge, et fait de Lionel Erdogan un héros fracturé dont le vrai combat n'est pas judiciaire, mais existentiel.
Pendant cette période de confinement, la rédaction du Magduciné vous conseille une petite liste de films à (re)voir. Allant de la symphonie La Flor de Mariano Llinás au chaotique et viscéral Tetsuo de Shinya Tsukamoto jusqu'au sublime Les musiciens de Gion de Kenji Mizoguchi, vous avez de quoi faire.
Premier long métrage du cinéaste uruguayen Fede Alvarez (futur réalisateur de Don't Breathe), ce remake d'Evil Dead, dont la production fut supervisée par Sam Raimi et Bruce Campbell, permet de s'interroger sur les projets d'adaptation de classiques aux codes narratifs contemporains.
Vous aimez les énigmes et l'herméneutique ? La question de la représentation artistique vous intéresse ? L'univers esthétique de Pierre Klossowski vous intrigue ? Ce film pour vous !
Sept ans après son dernier film de fiction, le grand cinéaste Wim Wenders revient avec Every thing will be fine, un mélo dans lequel le cinéaste s'affranchit des pièges inhérents au genre pour dresser un portrait sensible et complexe. Très beau film, avec James Franco, Charlotte Gainsbourg, Rachel McAdams et Marie-Josée Croze.
Parce que ce sont souvent les mots que l'on utilise le plus et qui nous paraissent les plus évidents qui, lorsque nous cherchons à les appréhender, nous échappent. Alors le "remake", re-make, a-t-il finalement un sens ?
Avec un projet de 30 millions de dollars, assez court pour un film de SF des années 90, La Jetée a refait le tour du Monde avec sa grande sœur, L'Armée des 12 singes, contaminant des regards par milliers sur le sens premier des images et de ce qu'on en fait, les dérives de la science sans contrôle, le dérèglement d'un Monde très connecté et devenu artificiel. Moi ça me rappelle un truc. Enfin, vaguement...
Dans la Mouche noire de 1958 et La mouche de 1987, on retrouve des figures féminines à la fois érotiques et monstrueuse. D'un film à son remake, l'adaptation de l'horreur garde le personnage féminin au cœur des plus grandes peurs.
Il est fréquent qu'une catastrophe inspire le cinéma, il est plus rare qu'un film anticipe une catastrophe. Avec Contagion, Soderbergh avait déjà mis en scène les mécanismes à l’œuvre dans la pandémie de Covid-19. Mais la réalité réserve des surprises.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »