Cinéma

Lydia et le vaisseau des tempêtes : les constellations embrumées

"Lydia et le vaisseau des tempêtes", nouveau film d'animation québécois, adapte librement les romans d'Yves Meynard. Entre mers de brume et astromagie, Lydia y affronte le deuil et l'apprentissage pour retrouver son frère disparu, dans une belle aventure familiale attachante.

Cotton Queen : au bout du fil

Premier long métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, "Cotton Queen" suit Nafisa, adolescente élevée dans un village cotonnier du Soudan, tiraillée entre les récits coloniaux de sa grand-mère et l'arrivée d'un homme d'affaires venu imposer ses graines génétiquement modifiées. Un film sobre sur l'émancipation et la mémoire.

Une affaire turque : Famille, je vous tais

Dans "Une affaire turque", Hüseyin Aydin Gürsoy filme moins un thriller qu'une faille : celle d'un homme pris entre deux mondes qui ne lui pardonnent pas d'appartenir à l'autre. Avec une mise en scène sensible, le cinéaste ausculte les stigmates invisibles du transfuge, et fait de Lionel Erdogan un héros fracturé dont le vrai combat n'est pas judiciaire, mais existentiel.

Liste de confinement #4 : La Guerre des mondes, L’Emmurée vivante, Vif-argent….

Pendant cette période de confinement, la rédaction du Magduciné vous conseille une petite liste de films à (re)voir. Allant du film catastrophe La Guerre des mondes de Steven Spielberg au venimeux L'Emmurée vivante de Lucio Fulci. 

Répulsion (1965) : Destruction de l’intérieur.

Premier segment dite de la trilogie des appartements maudits, Répulsion est un grand film de terreur psychologique dans lequel Catherine Deneuve excelle à jouer une jeune femme frigide qui a peur du sexe. Dans la lignée du Psychose d'Alfred Hitchcock, Roman Polanski signe un film vraiment dérangeant, voire perturbant, tout en suggestions et visions oniriques.

Volga Volga, de Grigori Alexandrov : l’improbable URSS chantante

Parmi les films dont on soupçonne difficilement l'existence, il y a les comédies musicales soviétiques. Pourtant, les films de Grigori Alexandrov, le grand spécialiste du genre, ont connu un succès phénoménal dans l'URSS stalinienne. Pour s'en faire une idée, rien de mieux que de découvrir Volga Volga, tourné en 1938, et que la légende a promu "film préféré de Staline".

Garçon chiffon : autoportrait d’un acteur intranquille

Nicolas Maury offre avec Garçon chiffon un parcours qui va vers la lumière, la rencontre avec l'altérité, l'acceptation de soi. C'est un film parfois décalé, souvent sensible, 100% made in Nicolas Maury. Repéré dans Dix pour cent, l'acteur en prolonge le personnage, le rendant éclatant et multiple. Un pur bonheur. A (re)découvrir, on l'espère, en salles dès la réouverture des cinémas. Sorti le 28 octobre, le film n'a pas encore eu la chance de trouver (tout) son public en à peine deux jours...

Riz amer, de Giuseppe De Santis (1949) : hauteur morale du monde paysan

Entre la dénonciation de la guerre et du fascisme de Rossellini et la peinture de l’injustice sociale de De Sica, le réalisateur né à Fondi occupe une place à part, lui qui s’intéressa à un mal plus profond de la société italienne : la corruption des âmes populaires. Son chef-d’œuvre Riz amer (Riso amaro) dévoile sa vision d’un monde rêvé où la solidarité et la conscience de leurs valeurs ancestrales permettent à des personnages situés tout en bas de l’échelle sociale de triompher de la cupidité et de la jalousie.

J’ai le droit de vivre : La crise de 1929 et ses dommages collatéraux sur le peuple américain

Étroitement lié à l'affaire du Gang Barrow, le second métrage américain de Fritz Lang, J'ai le droit de vivre, se réclame d'un drame social mâtiné de polar dans la plus pure tradition de L'Âge d'or Hollywoodien.

Sogni d’oro : la réalisation selon Nanni Moretti

Sogni d'oro de Nanni Moretti parodie à merveille l'univers cinématographique aux moyens d'un humour acerbe et d'autodérision dont fait preuve son réalisateur en incarnant Michele Apicella, un réalisateur névrosé.

Quand Hollywood se regarde à travers une caméra

C'est un thème qu'on a l'habitude de décliner sous toutes ses formes à Hollywood : le cinéma, ses arcanes, ses à-côtés, ses stars, ses petites mains. C'est moins pour célébrer leur art que pour en identifier les déviances que les cinéastes décident de le mettre en abîme et d'en démystifier les parties prenantes. Retour sur quelques films américains porteurs d'un regard clinique, sarcastique ou désenchanté sur le septième art.

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« Les 4 Reliques du rock’n’roll » : les Zumbies remettent le rock sur pied

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« La Désinformation » : comprendre pour mieux combattre

Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet. 

« Mudlarks » : l’enfance de Dickens

En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.

Le rayon invisible, sauf des initiés

« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules. - Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »

S.O.S. Bonheur, intégrale où la C.A.G. intrigue

« Je suis désolé, M. Robin-Dulieu, mais j’ai reçu l’ordre de ne plus vous laisser entrer au ministère. »