Cinéma

Lydia et le vaisseau des tempêtes : les constellations embrumées

"Lydia et le vaisseau des tempêtes", nouveau film d'animation québécois, adapte librement les romans d'Yves Meynard. Entre mers de brume et astromagie, Lydia y affronte le deuil et l'apprentissage pour retrouver son frère disparu, dans une belle aventure familiale attachante.

Cotton Queen : au bout du fil

Premier long métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, "Cotton Queen" suit Nafisa, adolescente élevée dans un village cotonnier du Soudan, tiraillée entre les récits coloniaux de sa grand-mère et l'arrivée d'un homme d'affaires venu imposer ses graines génétiquement modifiées. Un film sobre sur l'émancipation et la mémoire.

Une affaire turque : Famille, je vous tais

Dans "Une affaire turque", Hüseyin Aydin Gürsoy filme moins un thriller qu'une faille : celle d'un homme pris entre deux mondes qui ne lui pardonnent pas d'appartenir à l'autre. Avec une mise en scène sensible, le cinéaste ausculte les stigmates invisibles du transfuge, et fait de Lionel Erdogan un héros fracturé dont le vrai combat n'est pas judiciaire, mais existentiel.

Titanic (1997) de James Cameron : l’autre procès de la bourgeoisie

Chez James Cameron, ces bourgeois là ne font que se pavaner, sourire et chanter, sans jamais penser aux autres, même pas à eux : seulement à leur image. Dans un sens, la bourgeoisie est le seul groupe du film littéralement cinégénique, se mettant en scène dans un cadavre exquis dont elle ne peut pas avoir conscience.

The Servant (1963), de Joseph Losey : renversement des rapports de classe

The Servant est l’un des chefs-d’œuvre du cinéaste américain. Porté par un Dirk Bogarde au sommet de son art, le film est une charge sans pitié dirigée contre le système de classes britannique, un domestique pervers et sournois y vampirisant progressivement son maître emmuré dans des conceptions sociales obsolètes. Ce sujet brûlant pour l’époque, abordé à la manière d’un thriller subtil, associé à la mise en scène baroque et au noir et blanc sublime, font de The Servant un très grand film… qui n’a pas pris une ride.

Oxygène: le retour à la SF d’Alexandre Aja

Qui aurait cru qu'après avoir réalisé maints films d'horreurs, Alexandre Aja reviendrait avec un thriller de science-fiction, genre avec lequel il avait entamé sa carrière (Furia) ? Il signe un retour très réussi où l'on sent que les années ont été signes de maturité.

Critique de L’Homme qui a vendu sa peau : quand l’art et l’émigration nous disent l’absurde

Dans L’Homme qui a vendu sa peau, Kaouther Ben Hania convoque plusieurs sujets qu’elle mêle pour mieux en parler. La question des migrants, tout d’abord, notamment syriens, qui rapidement se confond avec l’apparente absence de limites du monde de l’art contemporain, toujours plus audacieux.

Les Grandes Familles : la bourgeoisie considérée comme une nouvelle aristocratie

Avec sa description féroce de la haute bourgeoisie française des années 50, ses dialogues signés Audiard et son casting quatre étoiles, Les Grandes familles, réalisé par Denys de la Patellière d'après le roman de Maurice Druon, trouve naturellement sa place dans un cycle consacré à la bourgeoisie.

Sans un bruit (2018), le muet au temps du cinéma d’horreur

John Krasinski remet pour la troisième fois sa casquette de réalisateur et relance avec brio le genre horrifique, sans craindre de surprendre son spectateur dès les premières minutes du film.

Soleil Trompeur, de Nikita Mikhalkov : l’amour au temps des Purges

Primé à Cannes en 1994, Oscar du meilleur film étranger en 1995, Soleil Trompeur est le sommet de la carrière internationale de Nikita Mikhalkov. Un récit qui fait référence aux grandes purges staliniennes de la fin des années 30, mais en abordant l’histoire sous un angle particulier.

Love and Monsters, la comédie post-apocalyptique édulcorée

Certes, le film ne va jamais au delà de son maigre cahier des charges,  pourtant, Love and Monsters arrive à se dépatouiller pour mélanger les genres avec facilité tout en arrivant à nous faire découvrir son univers vaste et coloré. 

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« La Désinformation » : comprendre pour mieux combattre

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« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules. - Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »

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« Je suis désolé, M. Robin-Dulieu, mais j’ai reçu l’ordre de ne plus vous laisser entrer au ministère. »