Films Classiques

L’Âme des guerriers (1994), de Lee Tamahori : une tentative de réaffirmation identitaire

Œuvre sur le déclin culturel des Maoris, ce premier long-métrage de Lee Tamahori propose un portrait sans concession de la misère et de la violence dans lesquelles patauge une communauté déracinée. Aux côtés de La Leçon de piano de Jane Campion, sorti un an plus tôt, cette tragédie grecque doublée d’une œuvre choc a permis de mettre la Nouvelle-Zélande sur la carte du cinéma mondial.

Utu Redux : quand la vengeance devient un incendie sans fin

Le western maori de Geoff Murphy plonge dans la guerre de Te Kooti, tourné à cru dans le bush néo-zélandais. Entre villages incendiés, humour noir et camps jamais figés, le film capture un engrenage de vengeance coloniale où personne ne reste épargné, jusqu'à une scène finale qui vide le mot "utu" de son sens.

Smash Palace : au pays de la casse

Dans une casse automobile perdue en Nouvelle-Zélande, un ex-pilote confond amour et possession jusqu'à traiter sa fille comme un trophée. Son couple se déchire, son garage déborde de carcasses, et le paysage tout entier se referme sur lui comme un piège dont personne ne ressort.

Rétro Stephen King : Les Vampires de Salem, un téléfilm de Tobe Hooper

Adaptation de Salem, deuxième roman de Stephen King réalisé par Tobe Hooper. Un film fidèle au roman d'origine qui peine cependant à en restituer toute la dramaturgie.

Rétro Stephen King : Carrie, un film de Brian de Palma

Carrie est la première adaptation d'un roman de Stephen King, elle est de ses romans qui ont eu la chance de trouver un grand cinéaste, de ces cinéastes qui pensent au livre pour penser à leur film. Chef-d'oeuvre.

Peter et Elliott le Dragon, un film de Don Chaffey : Critique

Critique de Peter et Elliott le Dragon de Don Chaffey, une comédie musicale Disney mêlant animation et film live qui n'a pas réussi à passer l'épreuve du temps.

Le Grand Chantage, un film d’Alexander Mackendrick : critique

Découverte d'un chef d’œuvre d'Alexander Mackendrick ('Ladykillers', 'L'homme au complet blanc'), 'Le Grand Chantage', ou en version originale 'The Sweet Smell of Success'. Un film noir brillamment incarné par Tony Curtis et Burt Lancaster, et parfaitement capturé par le grand directeur de la photographie James Wong Howe qui vous emmène dans les nuits new yorkaises où la folie journalistique se joue et déjoue du monde sans aucun scrupules. Un récit empli d'éléments autobiographiques par son premier scénariste Ernest Lehman et de dialogues brillamment ciselés signés Clifford Odets qui reste terriblement d'actualité.

Les Routes du Sud, un film de Joseph Losey : Critique

Les Routes du Sud, l'un des derniers films du cinéaste Joseph Losey avec Yves Montand, Miou-Miou... Synopsis : Jean a voulu renverser le régime franquiste...

L’Homme le plus dangereux du monde, un film de de Jack Lee Thompson : critique

L'Homme le plus dangereux du monde, de Jack Lee Thompson, avec Gregory Peck, sort en DVD. C'est l'occasion de redécouvrir ce film d'espionnage cynique et mouvementé, injustement oublié de nos jours.

Eva, un film de Joseph Losey : Critique

A l'occasion de la rétrospective consacrée à Joseph Losey sur OCS, revenons sur Eva, un drame étrangement désincarné qui met en scène une histoire d'amour masochiste et destructrice entre une femme fatale vénale et oisive, et un homme rongé par la culpabilité condamné à s'enliser dans une spirale de déchéance infernale.

La Femme des sables, un film de Hiroshi Teshigahara : critique

Considéré de nos jours comme un classique, Prix Spécial du Jury à Cannes en 1964, nommé pour l'Oscar du meilleur film étranger, La Femme des Sables, réalisation la plus célèbre de Hiroshi Teshigahara, est d'abord une œuvre moderne, s'inscrivant pleinement dans le mouvement de la Nouvelle Vague Japonaise, dont il est un des films les plus représentatifs

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« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.