Œuvre sur le déclin culturel des Maoris, ce premier long-métrage de Lee Tamahori propose un portrait sans concession de la misère et de la violence dans lesquelles patauge une communauté déracinée. Aux côtés de La Leçon de piano de Jane Campion, sorti un an plus tôt, cette tragédie grecque doublée d’une œuvre choc a permis de mettre la Nouvelle-Zélande sur la carte du cinéma mondial.
Le western maori de Geoff Murphy plonge dans la guerre de Te Kooti, tourné à cru dans le bush néo-zélandais. Entre villages incendiés, humour noir et camps jamais figés, le film capture un engrenage de vengeance coloniale où personne ne reste épargné, jusqu'à une scène finale qui vide le mot "utu" de son sens.
Dans une casse automobile perdue en Nouvelle-Zélande, un ex-pilote confond amour et possession jusqu'à traiter sa fille comme un trophée. Son couple se déchire, son garage déborde de carcasses, et le paysage tout entier se referme sur lui comme un piège dont personne ne ressort.
Après Stand by Me, Rob Reiner s'attaque à Misery, l'un des plus gros succès littéraires de Stephen King. Grâce à une Kathy Bates au meilleur de sa forme, il accouche d'un film à la tension viscérale.
A l'automne 2017, "Ça" revient dans la peau du jeune Bill Skarsgård. Revenons sur une légende du petit écran sortie en 1990 par Tommy Lee Wallace qui a marqué deux générations. Tim Curry ou le monstre sanguinaire a-t-il toujours autant d'impact aujourd'hui?
Critique de Simetierre de Mary Lambert, adaptation maladroite et sans envergure de l'inoubliable roman de Stephen King, pourtant scénariste ici, qui parvient à faire perdre toute puissance horrifique et émotionnelle de son oeuvre.
Stand by Me est un road-movie tendre et enfantin qui nous immerge dans l'Amérique rurale des années 50. Devenu culte grâce à la présence au casting de River Phoenix, à sa bande-son et à son ambiance nostalgique, ce film aborde des thèmes fondamentaux comme l'amitié et le passage à l'âge adulte. Mais son charme innocent suffit-il à nous captiver ?
Quatrième adaptation d’un roman de Stephen King, sorti d’ailleurs la même année que le roman, Christine, à travers l’histoire de cette voiture malveillante et tueuse, ne souffre pas du poids des années. D’une narration fluide et riche, et bonifiée par une technique visuelle n’ayant rien perdu de sa superbe, elle reste l’un des meilleurs exemples de film fantastique réussi.
Après Tobe Hooper et George Romero, un autre grand nom du cinéma d'horreur s'attaque à l'oeuvre de Stephen King. David Cronenberg nous offre avec The Dead Zone, une plongée dans la vie d'un enseignant possédant un certain don avec lequel va arriver de grandes responsabilités.
Après la réussite de Carrie au bal du Diable de Brian de Palma et le succès plus modéré des Vampires de Salem de Tobe Hopper, c'est au tour de Stanley Kubrick de s'attaquer à une adaptation du maître de l'horreur moderne : Stephen King. Si le long métrage est un chef d’œuvre cinématographique, il reste néanmoins peu fidèle au roman originel, prouvant la difficulté d'adapter un auteur aussi fantasque que Stephen King.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.