Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.
Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.
Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.
"Le Procès"met en scène, avec une certaine maestria, les rouages de la machine judiciaire. Ou quand un procès est là pour broyer et mettre en difficulté un homme qui n'a absolument rien à se reprocher. Un grand film sur le plan sémiotique, qui rend compte de tout ce qui peut être absurde dans ce domaine de façon vertigineuse.
S'il est une œuvre miroir de son réalisateur, "The Killer" compile à peu près tous les ingrédients du cinéma de John Woo. À mi-chemin entre le film d'auteur et le film de divertissement, la solitude de deux chasseurs se chevauchent dans un hommage saisissant aux polars de Jean-Pierre Melville et Martin Scorsese. Retour sur cette merveille intemporelle.
Après "La Trilogie de l'incommunicabilité" ("L'avventura", "La Nuit" et "L'Eclipse"), puis "Le Désert rouge", Michelangelo Antonioni réalise "Blow-Up", un film international dans les studios de la MGM, à Londres. Ce film transgressif et magnétique marque un tournant dans la carrière du réalisateur.
Entre admiration et paranoïa, Ludwig est incompris de ses semblables, aspirant à une vie régie par l'art, en particulier par la musique et le théâtre. Retour sur un film historique inoubliable.
C'est par sa fascination d'un film télé, sorti en 1975, " La poupée de la terreur ", que Tom Holland avoue n'avoir jamais été aussi effrayé. C'est à partir de ce moment qu'on lui a proposé " Jeu d'enfant ", un projet qu'il a pris à bras-le-corps en y ajoutant l'histoire d'un tueur introduit dans l'âme d'une poupée. Par cette imprégnation, le réalisateur a réalisé un long métrage sur la relation intime d'une poupée tueur avec un enfant. Le premier épisode d'une saga à succès, souvent considéré comme le meilleur, le plus suggestif, le plus proche de l'épouvante, pour un résultat technique et filmique qui, avec du recul, devant la difficulté logistique, impose le respect. Une réussite aussi innovante que véritablement terrifiante grâce à l'importance toute particulière accordée aux différents développements psychologiques des personnages.
De Palma ne fait pas mystère de son admiration pour Alfred Hitchcock. Avec "Sœurs de sang", il lui rend un premier hommage appuyé tout en imprimant son propre style.
Facile de reconnaître un monstre de cinéma quand on en voir un. La tornade fait partie de ces phénomènes météorologiques qui engendrent autant de dégâts que de succès sur la scène hollywoodienne. Pourtant, aucune autre bourrasque ne semble faire le poids avec le second long-métrage de Jan De Bont. Parfois dévastatrice, souvent kitsch, rarement mémorable, certains y ont même placer des requins dans le tourbillon, la tornade est une star à part entière dans "Twister", un récit d’action et de réconciliation.
D'un roman singulier au carrefour des genres, le réalisateur Christian de Chalonge fait un film tout aussi inclassable. Si ce dernier s'éloigne de l'œuvre originale, il porte aussi la patte incontestable de son auteur.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.