Le cinéma est un langage construit, 24 mensonges par seconde, et écrire sur lui est une manière de prolonger cette fabrication tout en se découvrant soi-même. Que représente le cinéma ? Comment le traduire par des mots ? Qu’est-ce que l’exercice révèle de soi ? À travers ces témoignages personnels, les rédacteurs du Mag du Ciné explorent leur relation intime à l’écriture critique, entre perception, émotion et identité.
En 2025, le cinéma a révélé une vitalité rare : entre gestes d’auteurs affirmés, récits intimes, propositions radicales et nouvelles voix, l’année compose un paysage foisonnant où mémoire, doute et réinvention se croisent sans cesse. À travers ce top, la rédaction du Mag du Ciné dresse un état des lieux du cinéma contemporain, entre œuvres marquantes, visions singulières et explorations formelles qui témoignent d’un art toujours en mouvement.
Entre rêve et réalité, le cinéma nous offre des scènes suspendues qui fascinent et subjuguent. De Huit et demi à Edward aux mains d’argent, de Life of Chuck à Le Vent se lève, ce dossier explore l’imaginaire et l’onirisme des grands auteurs, où la magie des images nous émerveille et nous surprend.
Le cinéma est un lieu privilégié pour étudier le rapport entre deux mondes aux frontières bien gardées : l'enfance et l'âge adulte. Par l'image et le mouvement, permettant l'alternance des points de vue, les barrières s'effacent et laissent petit à petit transparaître une convergence commune des destins entre générations.
Que l'on soit d'accord ou non avec les retours dithyrambiques faits à la dernière Palme d'Or, Parasite, son succès permet au moins aujourd'hui d'ouvrir la porte à d'autres longs-métrages venant de Corée du Sud. Retour sur la nouvelle vague coréenne et son cinéma riche.
Morse se réapproprie à la fois le mythe du vampire et le thème difficile du harcèlement à l’école. Dans une mélancolie stoïque mais non sans émotion, Tomas Alfredson arrive parfaitement à dévisager les rouages de l'enfance et sa traduction sensorielle.
Peter Bogdanovich offre à Tatum O'Neal un rôle inoubliable. Dans "Paper Moon", elle se fait l'ambassadrice d'une enfance espiègle, facétieuse, forte en gueule, mais aussi orpheline et en quête de liens filiaux. Un portrait doux-amer, plein de tendresse et d'à-propos.
Les vacances riment souvent avec amours estivales. Avec Monika, Bergman ne fait ni dans l'idylle bluette ni dans le drame nihiliste : une tragédie en trois actes d'une beauté rare, où les rêves de jeunesse sont encore possibles, du moins un temps, avant que la froide réalité ne les rattrape.
Vacances au cinéma : Vicky Cristina Barcelona est un fantasme d'été, un regard enjôleur croisé dans les rues de Barcelone, un clin d'oeil qui déstabilise, une voix qui enivre. Woody Allen raconte la séduction, l'amour, et la liberté de ceux-ci avec une sensualité débordante dont chacun des acteurs et actrices a su s'emparer parfaitement.
Le souvenir que laissent les plus beaux films en nous tient souvent, paradoxalement, à l'épure et au dépouillement du geste déployé. Bercé par le ressac langoureux de l'Océan et l'harmonie sublime de ses deux protagonistes, A Scene At The Sea, de Takeshi Kitano, renvoie alors à la douce nostalgie qui caractérise l'empreinte des vacances...
Les films de Tony Scott sont des œuvres conscientes de leur public et du dialogue mené avec lui. Comme si à chaque film, il déclarait sa flamme par procuration à son propre outil de travail et rendait hommage au rôle joué par le spectateur dans son fonctionnement.
"Post Mortem" réunit le médecin légiste belge Philippe Boxho et le dessinateur Pierre Alary dans une bande dessinée documentaire qui s'emploie à vulgariser un métier sur lequel circulent bon nombre de fantasmes. Le résultat est une œuvre à part, traversée par l'idée que la mort ne constitue pas tout à fait une fin.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.