Critiques films

« Spider-Man : Brand New Day » s’entoile encore trop dans le MCU, malgré d’excellentes qualités

"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.

Le Triangle d’or : sous le palais, la cage

Une jeune femme est embauchée dans un palace saoudien du XVIe arrondissement de Paris. Sa mission : servir la favorite du prince. Les deux femmes, auxquelles s’ajoute le majordome de la demeure, vont s’apprivoiser, réunis par leur condition de captifs volontaires. Un premier long-métrage réussi signé Hélène Rosselet-Ruiz. 

I Want Your Sex : l’apocalypse fait de la résistance

Après dix ans de gestation, le nouveau Gregg Araki porté par Olivia Wilde et Cooper Hoffman, "I Want Your Sex" débarque enfin en salles. Entre fantasme de muse, rapport de domination et lettre d'amour pop et acidulée à la Gen Z, le cinéaste de 66 ans flirte avec son époque sans jamais vraiment la bouleverser.

La Hija de Todas las Rabias : félons et félines

Il n’y a parfois qu’un pas entre le rêve et la réalité. Et si on assimile le cauchemar dans l’équation, il ne reste que peu d’espoirs pour vivre heureux. La Hija de Todas las Rabias se situe alors quelque part dans cette zone d’incertitude, à l’image du Nicaragua, pays dont les changements sociaux et politiques se résument à La Chureca, une gigantesque décharge à ciel ouvert. Le lien mère-fille suffira-t-il pour trouver un peu de lumière dans ce portrait disgracieux d’un monde qui les rejette ?

Toni, en famille : entre amour et émancipation

Toni, en famille est le second film de Nathan Ambrosioni. Le jeune réalisateur esquisse le portrait de Toni, mère veuve de cinq enfants qui désire reprendre des études. Une histoire jamais misérabiliste, faite de petites touches successives où Nathan Ambrosioni déploie son talent autant dans les scènes de groupes que dans les séquences sur chaque personnage de la fratrie. Le casting est époustouflant, mené par Camille Cottin, parfaite dans un rôle écrit pour elle.

Un Automne à Great Yarmouth : écartèlements

Le réalisateur portugais Marco Martins nous livre, avec Un Automne à Great Yarmouth, un sixième long-métrage complexe et fascinant, qui entrecroise avec art les intrigues et les genres cinématographiques.

Le Ciel rouge, de Christian Petzold : itinéraire d’un homme tourmenté

Le Ciel rouge, de  Christian Petzold est peut-être le deuxième film d’une nouvelle trilogie, sur les éléments cette fois, à la suite d’autres trilogies émaillant son œuvre. Après l’eau de Ondine, le feu couve ici, puis explose dans la nature et dans le cœur des hommes, avec le regard toujours acéré du cinéaste.

Visions : vol au-dessus d’un nid de cocus

Doit-on se faire désirer pour s'en sentir aimer ? Entre fantasme, cauchemar et réalité, Visions en appelle aux archétypes hitchcockiens, semant ainsi des pulsions obsessionnelles que Diane Kruger restitue avec discernement. Dommage que le film souffre perpétuellement de la comparaison avec ses prédécesseurs, ce qui rend le voyage aberrant et ironiquement soporifique. Accrochez bien votre ceinture, car les turbulences ne sont jamais très loin.

Inside : le ventre vide

Il existe des monstres qui nous dévorent de l'extérieur, tandis que d'autres sont stimulés à l'idée de se nourrir de l'intérieur, de notre intimité et de notre vulnérabilité. Ces deux menaces sont impliquées dans Inside de Bishal Dutta, pour qui l'angoisse est avant tout le gage d'un bon drame familial. Entre les crocs d'une entité démoniaque et la lutte d'une adolescente indo-américaine pour s'intégrer au quotidien, il existe une histoire touchante de réconciliation.

The Wasteland : suspension sociale

Intrigant et obsédant miroir à The Wastetown, Ahmad Bahrami évoque la tragédie de l’Iran en prenant soin d’émietter différentes formes d’impasses sociales dans une usine, dont la mort des salariés est programmée. Cette perspective est terrifiante dans The Wasteland, un drame qui n’épargne aucun citoyen, aussi loyal et intègre soit-il.

La Beauté du geste : les poings sourds

Savoir se retenir et savoir se contenir sont les vertus que prône La Beauté du geste de Shô Miyake. Sourde ne veut pas dire vulnérable et Keiko le fera entendre à tous ceux qui tenteront de la rabaisser ou de l’agresser. Si la langue des signes nous permet de nous connecter à elle, c’est avec les poings levés et la boxe que cette combattante trouve un sens à sa vie de solitude. Un récit d’apprentissage qui frappe droit au cœur !

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Le rayon invisible, sauf des initiés

« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules. - Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »

S.O.S. Bonheur, intégrale où la C.A.G. intrigue

« Je suis désolé, M. Robin-Dulieu, mais j’ai reçu l’ordre de ne plus vous laisser entrer au ministère. »

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À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma. 

« L’Odyssée » : un monument de la littérature adapté en BD

Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif. 

L’homme gribouillé, à l’aspect monstrueux

« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ? - Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de… - Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ? - Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh… - Répugnant. Oui - … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a… - … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble ! - Franchement, je préférerais pas… - Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard. - Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »