Une jeune femme est embauchée dans un palace saoudien du XVIe arrondissement de Paris. Sa mission : servir la favorite du prince. Les deux femmes, auxquelles s’ajoute le majordome de la demeure, vont s’apprivoiser, réunis par leur condition de captifs volontaires. Un premier long-métrage réussi signé Hélène Rosselet-Ruiz.
Après dix ans de gestation, le nouveau Gregg Araki porté par Olivia Wilde et Cooper Hoffman, "I Want Your Sex" débarque enfin en salles. Entre fantasme de muse, rapport de domination et lettre d'amour pop et acidulée à la Gen Z, le cinéaste de 66 ans flirte avec son époque sans jamais vraiment la bouleverser.
« RRR », blockbuster oscarisé de S.S. Rajamouli, débarque enfin sur les écrans français. Cette fresque indienne raconte l'amitié explosive entre deux résistants à la colonisation britannique, entre danses endiablées, action spectaculaire et démesure mythologique assumée, portée par deux acteurs habités. Une œuvre à chérir avec passion et amusement !
Le réalisateur islandais Gudmundur Arnar Gudmundsson, caméra braquée sur l’âge adolescent, nous livre un deuxième long-métrage traversé de bruit et de fureur, mais aussi d’une immense tendresse cachée.
"Twisters" n’est pas vraiment une séquelle classique ni même un reboot ou un (très à la mode en ce moment) legacy sequel. C’est juste, près de trente ans plus tard, un long-métrage qui se déroule au même endroit sur le même sujet. Un peu comme un héritier réactualisé, avec la technologie d’aujourd’hui, du sympathique film de Jan De Bont datant de 1996.
Dos Madres : Ce premier film de Victor Iriarte est une heureuse découverte pleine de surprise, basée sur des faits réels dramatiques de vols massifs d’enfants en Espagne, depuis l’époque franquiste jusque dans les années 90
Si la majorité du public occidental a découvert Soi Cheang avec le tétanisant "Limbo", ce virage radical nous donne à découvrir une nouvelle collaboration sous l'égide du studio mythique Milkyway depuis "Accident" (2009). Connaissant le pedigree d’un producteur-réalisateur comme Johnnie To, dont les effets de styles et les changements de ton récurrents sont gages de qualité, "Mad Fate" ne lésine donc pas avec son humour décalé et son scénario alambiqué. Les personnages peuvent-ils seulement lutter pour changer leur destin et réprimer leurs pulsions meurtrières ? À force de tirer tous les filons divinatoires, la réponse est amenée avec beaucoup de confusion malgré la merveilleuse idée de peindre la folie sous une pluie qui appelle le sang.
Longlegs est un bon thriller à l’ambiance et à l’atmosphère très réussies. La mise en scène au cordeau nous tient quant à elle en haleine durant une heure et demie, malgré un tempo assez lent.
Délicieuse romance glamour interprétée avec talent par Scarlett Johansson en sorcière bien-aimée de la publicité et Channing Tatum en Steve Trevor de la NASA, TO THE MOON transforme la mythique mission Apollo 11 en une astucieuse mise en abyme du cinéma comme outil propagandiste, vecteur de poudre aux yeux au service de l’American Dream.
En attendant les Jeux olympiques de Paris 2024, "Sous la Seine", disponible sur Netflix, nous plonge dans les tréfonds du fleuve parisien abritant dans ses méandres un requin géant. Malgré ce pitch totalement abracadabrant, le film aurait pu composer un divertissement un peu plus convaincant. Il s'enlise au contraire dans un scénario absurde, n'offrant que de rares séquences d'action dénuées de tension. Un mauvais nanar qui nous mène en bateau.
En ces temps de rigidité et de raidissement communautariste, ressort un très salutaire documentaire de Pierre Barouh, « Saravah » (1969), qui chante la possibilité d’un métissage aussi heureux que réussi.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.