Critiques films

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.

Critique cinéma du film I, Frankenstein de Stuart Beattie

Un film sans étincelles, cette adaptation du mythe de Frankenstein souffre d’un manque cruel d’humour et d’originalité, la créature ressemble plutôt à une sorte de supers-héros sexy. Ne cherchez pas dans I, Frankenstein, l'oeuvre de Mary Shelley, les producteurs d’Underworld propose un film pop-corn genre fantastique

R, le film sur l’univers carcéral qui saisit à la gorge : Critique

Un film d’une rare authenticité ou R comme Rune et R comme Raschid (Dulfi Al-Jabouri), les deux jeunes détenus ne sont rien d’autre que de la viande pour le hachoir qu’est l’institution carcérale. La force des deux réalisateurs est d’avoir su créer une atmosphère et déplacer l’histoire dans ce huit clos autour des personnages servit par des dialogues sobres...

Les Brasiers de la Colère (Out of the Furnace) de Scott Cooper : Critique

Après son premier long-métrage, Crazy Heart (qui valut un Oscar à Jeff Bridges pour son interprétation d’une ex-gloire de la country music en pleine errance alcoolisée), Scott Cooper continue d’explorer cette Amérique profonde, celles des laissés-pour-compte avec les brasiers de la colère.

The Lunchbox de Ritesh Batra : Critique du film

The Lunchbox, le premier long-métrage de Ritesh Batra est une délicieuse friandise parfaitement maîtrisée, soutenue par un scénario simple mais d’une redoutable efficacité.

The Spectacular Now de James Ponsoldt : Critique du film

Sundance nous livre une nouvelle fois, un film sensible et intense, certes imparfait mais attachant, qui aborde sans fard les douleurs des interrogations adolescentes. Nous aimons tous ce cinéma vrai qui dévoile une beauté simple, qui dépeint avec finesse une romance universelle, la complexité de toute relation humaine.

Philomena de Stephen Frears : Critique du film

Philomena est une flèche en plein cœur, un film poignant conté avec brio, conjuguant une belle écriture, une mise en scène élégante autour de magnifiques paysages anglais. Un film simple, beau et émouvant…

Cadences Obstinées, un film de Fanny Ardant : Critique

Cadences Obstinés marque la cadence du cœur de Margo, une femme qui porte en elle la culpabilité d’avoir trahi l’art pour l’amour. Noyée, pour ne pas avoir su se nourrir des deux mondes, elle cherche à s’échapper de la cage dans laquelle, elle s’est elle-même enfermée.

Critique : Yves Saint Laurent de Jalil Lespert

Yves Saint Laurent s’intéresse davantage à la vie de l’artiste, de l’homme Yves Saint Laurent, qu’à la création artistique elle-même. Le spectateur est ainsi le témoin privilégié de la passion amoureuse entre Pierre Bergé et Yves Saint Laurent, de leur timide rencontre chez Dior à la fin des années cinquante jusqu'à la fin du couturier, perdu dans ses mystérieuses pensées.

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Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.

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« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ? - Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »

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Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.

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« Le Parfum des feuilles de thé » : reprendre racine

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