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Accueil Cinéma Critiques films Sara Art·10 janvier 2014·2 min de lecture·0Cadences Obstinées, un film de Fanny Ardant : Critique PartagerFacebookTwitterPinterestEmail Cinq ans après Cendres et Sang, Fanny Ardant réalise Cadences obstinées. Dans ce second long-métrage, Fanny Ardant, développe tout un univers autour du désenchantement, celui de Margo, « Asia Argento », violoncelliste, qui a abandonnée sa brillante carrière par amour. Un amour passionné, absolu, mais l’homme qu’elle aime l’a délaisse pour se consacrer à son travail. Dans Cadences Obstinées, on assiste à la déclinaison d’un amour dans une atmosphère oppressante. Un film mis en scène comme dans une pièce de théâtre contemporaine au point qu’il puisse paraitre désincarné. Fanny Ardant réalise un film ou les ressentis des personnages sont traduits à travers des plans extrêmement bien travaillés, la lumière, le décor, dessine le désespoir, la dérive face à la perte et la lutte pour sortir de l’abîme dans lequel Margo plonge en réalisant que les fondations sur lesquelles, elle a bâtit son amour n’était que chimères… « Les cadences du travail, les cadences musicales, les cadences du cœur » Une tragédie pour cette violoncelliste à qui, un personnage du film dira « Je préfère détruire que m’habituer à la laideur ». Elle réalise alors que cette laideur est aussi sa trahison envers la musique, sa carrière et que son sacrifice, son désir de se remplir d’absolu à travers un sentiment pour un homme n’est autre qu’un déni de ses propres idéaux… Cadences Obstinés marque la cadence du cœur de Margo, une femme qui porte en elle la culpabilité d’avoir trahi l’art pour l’amour. Noyée, pour ne pas avoir su se nourrir des deux mondes, elle cherche à s’échapper de la cage dans laquelle, elle-même s’est enfermée. Des drames se nouent et se déjouent dans un huis clos ou se mêle tourbillons picturales et sonores sur un espace opératique. Cadences Obstinées sur une musique déclinée comme une obsession raconte l’histoire d’une femme à la recherche de sa part d’âme perdu. Au final un film ou l’on aurait souhaité s’attacher aux personnages si le jeu avait été plus convaincant, moins théâtrale. Un film décalé, une fresque d’un esthétisme ardent, mais qui malgré sa superbe photographie reste trop lointain. Pour illustrer musicalement ce film Fanny Ardant retrouve le pianiste et compositeur attitré des musiques des films de Michel Gondry, Jean-Michel Bernard dont voici un extrait : Pitch : Margo a abandonné sa brillante carrière de violoncelliste pour l’amour d’un homme. Mais cet homme, Furio (Nuno Lopes) en même temps qu’il devient possessif, il l’a délaisse pour un contrat à remplir : restaurer un hôtel de luxe pour un notable à la moralité douteuse. La jeune femme sent qu’elle est entrain de perdre cet amour dont elle se remplissait, gagnée par l’angoisse, elle sombre devant l’implosion de son couple. On n’aime jamais de la même façon et en même temps. Fiche Technique : Cadences obstinées de Fanny Ardant Réalisation : Fanny Ardant Scénario : Fanny Ardant Acteurs : Asia Argento, Nuno Lopes,Ricardo Pereira, Gérard Depardieu, Franco Nero Date De Sortie : 08 Janvier 2014 Genre : Drame Durée : 101 Min Pays : France Produit par Paulo Branco Directeur de la photographie : André Szankowski Chef monteuse : Julia Gregory Directrice artistique : Isabel Branco Son : Sylvain Malbrant, Nicolas Moreau, Ricardo Leal Melissa Petitjean Musique originale : Jean-Michel Bernard Violoncelle : Sonia Wieder-Atherton Directeurs de Production : Ana Pinhão Moura Et Raoul Peruzzi Distributeur : Alfama Films