"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?
Le dernier Soderbergh : grand petit film sur les affres de l'art au temps de son extrême marchandisation. "The Christophers" brasse avec finesse la question de la valeur d'une œuvre et de la place de l'artiste dans un monde qui fétichise la marchandise. Entre un vieux peintre cabotin et une jeune faussaire en quête de vengeance, Soderbergh opacifie savamment un scénario trop convenu pour mieux révéler les contradictions profondes des artistes, empêtrés entre beauté, gloire et compromissions.
Maelström d'émotions, caméra à l'épaule et visages en gros plan avec "Ma famille chérie". Isild le Besco signe un ouragan familial tendre et survolté, entre fulgurances cassavetiennes et grâce mélancolique d'Élodie Bouchez.
Shana Feste, signe un produit de grande consommation standardisé, sans saveur et reproductible à l’infini. Le Monde Charlie et The Spectacular Now ont démontré qu’on peut traiter des sentiments adolescents avec sensibilité, mais Shana Feste ne semble pas comprendre les adolescents...
Dreamworks prouve avec cette suite, la qualité de ses dessins animés, dans le même courant que Shrek ou Madagascar, en alliant humour et originalité des histoires.
La réalisation de Yi'nan Diao est réussie : l’esthétisme de sa mise en scène glaciale mais énergique, de ses cadrages élégants, confère à l'intrigue, une atmosphère particulière. Le dernier quart d'heure est étrange, comme si le réalisateur voulait se démarquer du genre, en nous rappelant son statut de cinéma d'auteur.
L'ambiance générale est vraiment particulière, très proche des polars des années 50 et des thrillers d'Hitchcock. Ces personnages perdus dans leurs propres rêves, évoquent l’onirisme de David Lynch, qui dans beaucoup de ses films comme Mulholland drive, installe une ambiance assez étouffante voire malsaine pour le spectateur.
Dans ce chef d’œuvre, rien n’est superficiel tout est simple, léger et accessible. La mort les attend alors à quoi bon s’attarder sur ce qui ne fera que retarder le fruit de l’émancipation de leur existence...
A voir pour Jude Law, mais vraiment si vous l'appréciez car en dehors de lui, il n'y a rien d'autre autour. Le pire, c'est qu’on on ne rit pas. Ce film sera vite oublié : un produit sans saveur, une œuvre secondaire.
The Major est un polar polaire glaçant sans concessions. Filmé sans trépied tout en demeurant compréhensible, il constitue une belle performance, dont certains cinéastes estampillés "Stars & Stripes" devraient s'inspirer
The Rover : un montage, loin des délires steam-punk baroque de George Miller, est quasi onirique ! Un onirisme, qui doublée de plans atmosphériques et totalement maîtrisées, rendent le voyage presque agréable, et loin de l’animalité exposée au grand jour par les protagonistes.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avant les flammes et les voitures incendiées, avant les débats télévisés et les certitudes assénées depuis les plateaux, il y avait une ville. Il y avait des habitants, des associations, des schémas existentiels souvent contrariés. Avec "Nanterre avant l’orage", Feurat Alani et Ulysse Gry remontent le cours des événements pour retrouver ce que l’actualité avait englouti : la vie elle-même.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »