Après son court-métrage éponyme, Eva Libertad étend l'histoire de "Sorda". Un nouvel opus nécessaire qui interroge la parentalité, dans le bruit du silence.
Abandonnées par leurs familles dans un orphelinat, des jeunes filles se consacrent à la musique. Nous sommes à Venise en 1716, à l'orphelinat « La Pietà » qui doit son nom à la Vierge Marie. Constituant un orchestre de chambre, chaque dimanche ces musiciennes se produisent anonymement dans une église locale où le public vient les écouter. Si elles ne connaissent pas leurs origines, leur avenir est tout tracé…
Ça y est, il est enfin là. On le craignait, un peu. Il faut dire que les signaux d'alerte se multipliaient. Famille de Michael Jackson trop impliquée, durée courte pour tout ce que le film devrait raconter, monteur de "Bohemian Rhapsody" aux commandes, tout partait mal. Seul miracle au milieu de cette production, Jaafar Jackson, qui semblait taillé pour le rôle. À la sortie, on n'est ni satisfait, ni profondément énervé, tant Michael réussit et échoue lamentablement exactement là où on l'attendait.
Under the Skin de Jonathan Glazer avec Scarlett Johansson, ce film rappelle le cinéma de David Lynch, sans la fascination d'Eraserhead, mais avec l'humanité éphémère d'Elephant Man. Un objet d'art contemporain, qui peut tout autant dérouter, que fasciner...
Un thriller noir où l'on croise différents personnages qui nous mettent mal à l'aise. L'immersion est totale, la vérité sera éprouvante, le final aussi violent visuellement, que psychologiquement.
Pascale Ferran, revient après 8 ans d’absence, avec ce film très poétique qui nous fait réfléchir sur notre problème de communication et nous amène à profiter de l'instant présent à travers la métaphore filée de l’oiseau.
Wolf touche avant tout par sa sincérité, par un humanisme d’autant plus convainquant qu’il n’est pas manichéen. Majid est un garçon qui veut réellement s’en sortir, mais n’a jamais appris à survivre sans faire usage de la violence. Il est pris entre quatre feux qui constituent autant de choix impossibles : la boxe, la pègre, l’amour et la famille.
Shana Feste, signe un produit de grande consommation standardisé, sans saveur et reproductible à l’infini. Le Monde Charlie et The Spectacular Now ont démontré qu’on peut traiter des sentiments adolescents avec sensibilité, mais Shana Feste ne semble pas comprendre les adolescents...
Dreamworks prouve avec cette suite, la qualité de ses dessins animés, dans le même courant que Shrek ou Madagascar, en alliant humour et originalité des histoires.
La réalisation de Yi'nan Diao est réussie : l’esthétisme de sa mise en scène glaciale mais énergique, de ses cadrages élégants, confère à l'intrigue, une atmosphère particulière. Le dernier quart d'heure est étrange, comme si le réalisateur voulait se démarquer du genre, en nous rappelant son statut de cinéma d'auteur.
L'ambiance générale est vraiment particulière, très proche des polars des années 50 et des thrillers d'Hitchcock. Ces personnages perdus dans leurs propres rêves, évoquent l’onirisme de David Lynch, qui dans beaucoup de ses films comme Mulholland drive, installe une ambiance assez étouffante voire malsaine pour le spectateur.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.