Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Après son court-métrage éponyme, Eva Libertad étend l'histoire de "Sorda". Un nouvel opus nécessaire qui interroge la parentalité, dans le bruit du silence.
Cette chronique indienne peut apparaître difficile du fait d’une violence manifeste, mais Kanu Behl a réussi à dépasser les clichés de Bollywood et offrir un film intelligent, sensible et universel.
Le personnage central est incarné par Sasson Gabbai. Son interprétation de Jafaar, personnage d'esprit et de convictions, est tout bonnement géniale. Les personnages secondaires ne sont non plus en reste. Le scénario allie un contexte de tension politique à des situations coquasses.
Tomorrowland est un bon film car même s'il a beaucoup de défauts, c'est un long métrage rêveur, généreux et quelque peu naïf (dans le bon sens du terme), une véritable déclaration d'amour au cinéma de notre enfance et qui d'une certaine manière nous émerveille pour cela.
Pour un seul de mes deux yeux, un documentaire sur le conflit israélo-palestinien, ici, le cinéaste s'interroge (et interroge le spectateur et son peuple) sur deux mythes israéliens, Samson et Massada
Etouffant de réalisme, précis dans son sujet, parfaitement incarné par Vincent Lindon, La Loi du marché s’impose comme un outsider idéal dans le palmarès cannois.
Attendu comme le messie, George Miller livre le dernier chapitre d'une des plus belles pages du cinéma: Mad Max, Fury Road. Film de tous les excès et de tous les superlatifs, il rentre dans l'histoire et marque la réconciliation du cinéma exigeant avec le divertissement.
Grâce à la révélation Rod Parisot et à un certain travail de documentation, le film d'Emmanuelle Bercot semble doté d'une remarquable sincérité. Mais dès lors que l'on prend conscience de la redondance du scénario et la consensualité politique du propos, La tête Haute ne peut que décevoir.
La Cité Muette est un film qui pose beaucoup de questions sans apporter toutes les réponses. Il a au moins le mérite d'ouvrir la porte à la réflexion et de donner l'envie de se rendre sur place, de visiter le mémorial de la Shoah, et de réfléchir sur la place du passé dans notre présent.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.