Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
La vanité, le nouveau film du réalisateur suisse Lionel Baier, est un petit bijou d'humour non sensique, délivré par petites touches, et qui laisse une part belle à l'émotion, à l'humanité, à l'urgence de la vie. Ne passez pas à côté de ce beau film!
Le Transporteur : Héritage de Camille Delamarre et produit par Luc Besson offre au spectateur un film d'action et des scènes de bagarre filmées de très près grâce aux performance de l'acteur Ed Skrein. Avec Noémie Lenoir, Loan Chabanol et Samir Guesmi.
Jaco Van Dormael cumule réflexions carambar, descriptifs longuets de personnages creux et sentimentalisme niais. Le reste de la distribution défile comme au cirque, emportés par un récit abscons et une photographie précieuse indigeste.
En plein mois d'Août, où ce sont les blockbusters qui ont la part belle, le cinéaste Raphaël Jacoulot réussit à rallier l'adhésion du public avec son dernier-né : coup de chaud, un thriller crédible sur fond d'étude sociale. Frissons garantis malgré la chaleur ambiante!
En transposant le conte des mille et une nuits dans le Portugal d'aujourd'hui, Miguel Gomes réalise une allégorie politique sous la forme d'un triptyque....
Zouzou est une comédie de Blandine Lenoir qui allie la fraîcheur d'un casting pétillant (avec Laure Calamy) au piquant des dialogues et à la tendresse de son scénario. Récompensé par les Prix du Public aux Festivals Renc'art de Montreuil 2014 et Cinéssonne 2014, Zouzou est un film moderne, touchant et vrai sur un sujet délicat : les relations sexuelles.
Ainsi, on ne retiendra de Ricki and the Flash que les scènes chantées, et par extension sa bande originale, pendant lesquels l’inénarrable Meryl Streep nous prouve qu’elle n’en a pas fini de nous impressionner et qu’elle possède une énergie sans borne.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.