Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Après son court-métrage éponyme, Eva Libertad étend l'histoire de "Sorda". Un nouvel opus nécessaire qui interroge la parentalité, dans le bruit du silence.
Derrière le mur, la Californie (intitulé à l'international This Ain't California : Ce n'est pas la Californie) est une docu-fiction où les images en Super 8 et animés dessinés façonnent avec impertinence cette jeunesse devenue adulte aujourd'hui
Les chemins arides d'Arnaud Khayadjanian le conduisent aux confins de l'Anatolie pour sa quête de vérité à propos du massacre de ses ancêtres arméniens, tout en rendant hommage aux Justes de Turquie. Un film simple, limpide, et profondément humain.
Dans ce film Robin Williams incarne Nolan Mack, un mari qui voit sa vie basculer à cause d'une rencontre, celle avec Léo, un jeune homosexuel... Un coming-out à 60 ans est lourd à porter, mais comme on peut le lire sur l'affiche réalisée par la distribution américaine «Si la vie va dans une mauvaise direction, il est toujours temps de faire demi-tour».
Pedro Almodovar ne s'y est pas trompé : la niña de fuego, le second film de l'espagnol Carlos Vermut, fera date grâce à une mise en scène soignée et originale, et un scénario haletant qui va au-delà du revenge movie coréen dont il se réclame.
Un talent exceptionnel, un succès phénoménal, un destin tragique: voici résumé en trois étapes le parcours chaotique de la star Amy Winehouse. Comme tout bon biopic qui se respecte, le documentaire qu'en tire Asif Kapadia respecte à la lettre ces préceptes.
Les quelques idées comiques les plus amusantes deviennent des running gags, drôles une fois, deux fois, puis inévitablement lassants. Or, une comédie incapable de surprendre son public est intrinsèquement une mauvaise comédie, et c'est exactement cette direction que prend le manque d'audace et d'inspiration de ce come-back tant attendu.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.