"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.
Une jeune femme est embauchée dans un palace saoudien du XVIe arrondissement de Paris. Sa mission : servir la favorite du prince. Les deux femmes, auxquelles s’ajoute le majordome de la demeure, vont s’apprivoiser, réunis par leur condition de captifs volontaires. Un premier long-métrage réussi signé Hélène Rosselet-Ruiz.
Après dix ans de gestation, le nouveau Gregg Araki porté par Olivia Wilde et Cooper Hoffman, "I Want Your Sex" débarque enfin en salles. Entre fantasme de muse, rapport de domination et lettre d'amour pop et acidulée à la Gen Z, le cinéaste de 66 ans flirte avec son époque sans jamais vraiment la bouleverser.
En 2008 Sean Penn réalise "Into the wild", road-movie désormais culte qui a bercé les pérégrinations intellectuelles, morales et spirituelles de toute une génération.
Baden Baden est le premier long métrage de la réalisatrice Rachel Lang. Elle compose le portrait d'Ana, une fille comme les autres, que l'on suit dans ses errances le temps d'un été.
Les Hauts de Hurlevent est une nouvelle adaptation radicale du classique de la littérature anglaise d'Emily Brontë, réalisée par la nouvelle icône du cinéma britannique, et dans la poursuite d'une œuvre exigeante et personnelle.
Découvrez la vie routinière de la famille Pineda, tenue d'une main de fer par une matriarche bienveillante mais peu scrupuleuse, dont la principale caractéristique est de vivre sur son lieu de travail: Un cinéma porno désagrégé où fleurit parallèlement un vaste réseau de prostitution. Entre drame familial pour le moins original et regard acerbe sur la décadence morale de son pays, Serbis est certainement le film le plus foisonnant et le plus personnel du philippin Brillante Mendoza.
Gérard Depardieu a beau demeurer un objet de cinéma captivant, le manque de maitrise de Gillaume Nicloux pour retranscrire la perte de repère et le basculement dans une certaine folie de son personnage fait de ce petit conte fantasmatique un film mineur. Aurait-il mérité d’être tout de même diffusé en salles, où le pouvoir immersif aurait été naturellement accru ? C’est malheureusement difficile à défendre.
Mauvaise Graine, ultime film de Claudio Caligari, doit beaucoup à ses acteurs, tant ils s'avèrent poignants. Même si le thème peut commencer à être un tantinet lassant, on se passionnera pour cette amitié entre Cesare et Vittorio dont la descente aux enfers s’avérera brutale.
A l'occasion de sa sélection en compétion officielle à Cannes pour "Ma Loute", retour sur "Camille Claudel 1915", le dernier drame en date de Bruno Dumont avant son détour par la comédie burlesque avec "P'tit Quinquin". Le film sorti en 2013 mettait en scène de manière inhabituelle une Camille Claudel enfermée, portée par l'interprétation de Juliette Binoche
Le nouveau Gus Van Sant déçoit fortement. Après avoir été conspué au dernier Festival de Cannes, on constate enfin l'ampleur de la catastrophe. Mal écrit, souvent mal joué et disposant d'une mise en scène impersonnelle, le film n'est qu'un drame existentiel mièvre et insignifiant qui traîne en longueurs et flirte avec le ridicule.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »