Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Cette adaptation sur grand écran par la Warner Bros d'une pépite de 2 minutes se conforme-t-elle aux clichés éculés des teen horror movies de cette dernière décennie ou réussit-elle vraisemblablement à divertir à l'instar des sagas horrifiques telles que Destination Finale ou Saw ?
Dernier film à sortir avec Alan Rickman, Eye In The Sky ne laissera pas une bonne impression de cet immense talent d'acteur. Si le film est réussi cinématographiquement, il est idéologiquement nauséabond.
Le dernier film d'Alain Giraudie (réalisateur de L'inconnu du lac), Rester Vertical est un voyage sans retour à travers la Lozère, moins terre-à-terre qu'il n'y paraît et porté par la vision fantasmagorique et radicale du réalisateur. Une oeuvre rare et précieuse, présentée cette année à Cannes en compétition officielle. A découvrir en salles à partir du 24 août.
Surfant sur la vague anticonformiste des jeunes d'aujourd'hui, l'extrême simplicité du scénario ponctué par un humour gras fait de Hors Contrôle, une comédie bas de gamme qui ennuie rapidement.
Moka, le nouveau film de Frédéric Mermoud est une réussite en demi-teinte, un fabuleux portrait de femmes, notamment celui d'une Emmanuelle Devos au top de son art, mais une intrigue policière un peu molle. Beau et élégant comme la couleur moka, le film offre de somptueuses images des bords du lac Léman.
L'émancipation d'un Wallissien venu en métropole pour s'intégrer au sein d'une équipe de rugby apparaît comme une quête initiatique aux allures de tragédie et de choc des cultures. Ce Mercenaire réussit-il à exploiter pleinement la force universelle de cette histoire ou bien tombe t-il dans le piège des clichés?
Toni Erdmann raconte l'odyssée d'un père prêt à tout pour faire sourire sa fille. Maren Ade joue sans cesse sur les ambiguïtés pour au mieux refléter les complexités d'une relation père fille que tout oppose. C'est aussi un film politique, très critique envers l'Europe d'aujourd'hui.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.