Après son court-métrage éponyme, Eva Libertad étend l'histoire de "Sorda". Un nouvel opus nécessaire qui interroge la parentalité, dans le bruit du silence.
Abandonnées par leurs familles dans un orphelinat, des jeunes filles se consacrent à la musique. Nous sommes à Venise en 1716, à l'orphelinat « La Pietà » qui doit son nom à la Vierge Marie. Constituant un orchestre de chambre, chaque dimanche ces musiciennes se produisent anonymement dans une église locale où le public vient les écouter. Si elles ne connaissent pas leurs origines, leur avenir est tout tracé…
Ça y est, il est enfin là. On le craignait, un peu. Il faut dire que les signaux d'alerte se multipliaient. Famille de Michael Jackson trop impliquée, durée courte pour tout ce que le film devrait raconter, monteur de "Bohemian Rhapsody" aux commandes, tout partait mal. Seul miracle au milieu de cette production, Jaafar Jackson, qui semblait taillé pour le rôle. À la sortie, on n'est ni satisfait, ni profondément énervé, tant Michael réussit et échoue lamentablement exactement là où on l'attendait.
Maël Piriou signe avec son premier long-métrage une comédie romantique poignante qui dépasse les conventions du genre pour explorer les liens profonds entre amour et amitié. Inspiré librement de "Hasta la Vista", le film embarque Mélanie et Benjamin dans un road-movie intense, où les paysages espagnols deviennent le théâtre de révélations bouleversantes. Porté par des interprétations justes et vibrantes de Julia Piaton, Quentin Dolmaire et Gregory Gadebois, ce voyage initiatique célèbre la force des sentiments et l’urgence de vivre pleinement, sans faux-semblants. Une véritable leçon de vie, où l’émotion et la tendresse prennent le dessus sur les obstacles.
"Thunderbolts*" marque un tournant inattendu dans le MCU avec une équipe d’anti-héros attachante, une tonalité plus émotive et un méchant enfin réussi, loin des dérives du Multiverse.
Un raz-de-marée venu de Chine : "Ne Zha 2" impressionne.
À peine débarqué, "Ne Zha 2" fait trembler le box-office mondial et arrive enfin chez nous, exclusivement en version originale sous-titrée. Une suite qui replace habilement le contexte pour les nouveaux spectateurs tout en démontrant une maîtrise narrative et visuelle impressionnante. Malgré quelques longueurs, le film enchaîne humour redoutable, émotions sincères et scènes spectaculaires.
L'animation, d'une beauté inédite, tutoie parfois le photoréalisme sans jamais renier son identité graphique. Entre plans époustouflants et séquences d'action millimétrées, "Ne Zha 2" s'impose comme une claque esthétique et émotionnelle, confirmant son statut de phénomène incontournable.
Elsa Benett et Hippolyte Dard livrent un film audacieux sur l'alcoolisme féminin, un sujet aussi tabou que poignant. Inspirée de témoignages réels, l'histoire suit Suzanne et ses compagnes dans un centre de désintoxication, où se mêlent drames humains, solidarité fragile et instants cathartiques. Porté par un casting nuancé et des récits bouleversants, le film met en lumière des trajectoires de reconstruction, tout en abordant avec subtilité la complexité de l'addiction et de la résilience.
Dans une mise en scène âpre et sévère, "Le Clan des Bêtes" livre avec une humanité profonde et suffocante un western dur et noir réfléchissant sur ce que peuvent devenir des hommes abîmés sans être portés par des femmes.
Aimons-nous vivants, la dernière comédie de Jean-Pierre Améris, aborde avec humour et légèreté des sujets graves tels que la fin de vie et les complexités des liens familiaux. Porté par l'alchimie remarquable du duo Valérie Lemercier et Gérard Darmon, le film mise sur une rencontre rocambolesque entre un chanteur dépressif et une femme excentrique pour explorer l'importance des choix, du pardon et de la transformation. Malgré quelques gags qui tombent à plat, cette œuvre lumineuse et colorée invite à célébrer la vie avant tout.
Le postulat de "Drop Game" est simple mais engageant : un lieu quasiment unique (un restaurant chic au dernier étage d’un gratte-ciel), un quidam qui va être au centre d’un étrange canular (une personne dans le restaurant lui envoie des images menaçantes en drop) et un soupçon de romantisme (le contexte de l’action est une première date) qui se placent comme les ingrédients de ce cocktail détonnant et purement conceptuel. On ne peut donc nier que tout cela était plutôt intrigant et promettait un bon petit moment de suspense, de tension et de révélations.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.