Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
Dany Boon, toujours au centre des débats les plus survoltés entre défenseurs du cinéma populaire et cinéphiles engagés, revient avec RAID Dingue, sa dernière réalisation qui nous plonge dans les coulisses du quotidien de ces forces spéciales. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ses détracteurs ne seront toujours pas convaincus.
Réalisatrice britannique, Andrea Arnold quitte la Grande Bretagne et pose pour la première fois sa caméra aux Etats-Unis en signant American Honey, un road-movie énergique qui fait souffler un vent de folie sur le cinéma et qui brosse le portrait d'une Amérique désenchantée à travers les pérégrinations déjantées d'un groupe de jeunes aussi désoeuvrés que libres.
Près de 5 ans après L'Odyssée de Pi, Ang Lee revient avec un long-métrage dans un genre radicalement différent, puisqu'il s'agit du drame vécu par un soldat américain contraint de revenir au pays pour participer à une campagne de spectacles médiatiques. L'occasion de questionner sur la compatibilité entre deux univers opposés... à moins qu'il ne s'agisse que de l'expérimentation de moyens de filmer révolutionnaires mais stériles.
Tempête de sable est le premier long-métrage de la réalisatrice israélienne Elite Zexer. A l'image de ce qu'elle a fait dans ses précédents courts-métrages, elle s'intéresse aux rapports sociaux au sein d'une communauté et y questionne la place des femmes.
Aussi, fort d'un montage excessivement et effroyablement décousu et incohérent des scènes d'action, Resident Evil : Chapitre Final ne s'en sort que par des effets spéciaux spectaculaires et par la grâce athlétique de Milla Jovovitch.
Les créateurs de Moi, moche et méchant proposent une nouvelle histoire sur les animaux qui rêvent de réussir dans la musique. A travers des personnages attachants et une bande-son impeccable, Illumination Entertainment offre une bonne dose de bonheur aux petits comme aux grands !
Remportant deux prix au festival de l'Alpe d'Huez 2017, dont celui très prisé du public, L'Ascension fait partie de ces films dont on ressort avec le sourire et une bonne humeur communicative!
Pour son premier film en anglais, le chilien Pablo Larrain (No, El Club, Neruda...) s'attaque à rien de moins que la figure sacrée dans la culture américaine que représente Jackie Kennedy. La prestation de Nathalie Portman et son exercice de style aboutissent-ils à un film politique ou un mélodrame qui en dit long sur les États-Unis?
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.