"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.
Une jeune femme est embauchée dans un palace saoudien du XVIe arrondissement de Paris. Sa mission : servir la favorite du prince. Les deux femmes, auxquelles s’ajoute le majordome de la demeure, vont s’apprivoiser, réunis par leur condition de captifs volontaires. Un premier long-métrage réussi signé Hélène Rosselet-Ruiz.
Après dix ans de gestation, le nouveau Gregg Araki porté par Olivia Wilde et Cooper Hoffman, "I Want Your Sex" débarque enfin en salles. Entre fantasme de muse, rapport de domination et lettre d'amour pop et acidulée à la Gen Z, le cinéaste de 66 ans flirte avec son époque sans jamais vraiment la bouleverser.
Après Still Life, qui a obtenu le Lion d'or de Venise en 2006, et avant A touch of sin, Jia Zhang-ke continue son portrait de la Chine contemporaine dans une oeuvre inclassable qui abolit la frontière entre fiction et documentaire.
Aurore, réalisé par Blandine Lenoir, est une plongée légère et militante dans le quotidien d'une femme de cinquante ans interprétée par une Agnès Jaoui impeccable. Cependant, en multipliant les discours militants sans véritable recul et en peinant à sortir du terre à terre quotidien de la vie d'une femme qui reprend peu à peu le chemin de la vie, Aurore aura certainement du mal à sortir des sentiers battus dans lesquels le film s'engouffre, à savoir convaincre finalement des déjà convaincus et laisser les autres sur le bord du chemin. Il était cependant nécessaire de voir une femme comme Aurore à l'écran, car elles ne sont que 8% de femmes de plus de 50 ans à avoir été représentées en fiction en 2015 en France.
Ce mercredi 26 avril est sorti La Morsure des Dieux, la dernière réalisation en solitaire de Cheyenne Carron. Ce film aborde avec sincérité, la douloureuse problématique autour du suicide en milieu agricole. Retour sur un drame social bouleversant et alarmant.
Après avoir exprimé sa mélancolie dans Bis, Dominique Farrugia s'amuse à déconstruire le couple d'Yvan et Delphine qu'il avait imaginé 20 ans plus tôt. Sa comédie se voudrait amère mais manque cruellement de mordant. La meilleure idée est peut-être celle, uniquement présente dans l'affiche, de voir la maison séparée en deux par un ruban adhésif. Il y a t-il tout de même de quoi s'amuser dans le film lui-même?
Daniel Espinosa (Enfant 44, Sécurité Rapproché) et le tandem Paul Wernick & Rhett Reese (Deadpool) sont à la baguette de ce Life, grossier mélange d'Alien, Gravity et The Thing, qui à défaut d'étonner demeure une série B horrifique de haute volée.
Ce mercredi 19 avril est sorti dans les salles 11 Minutes, le nouveau thriller de Jerzy Skolimowski. Perdu au milieu d'une accumulation de styles, ce drame polonais déçoit autant par son scénario trop ambitieux, que par sa mise en scène clinquante. Retour sur un puzzle narratif, non accompli.
En faisant prendre quelques kilos à Matthew McConaughey, Stephen Gaghan espère transformer le plomb en or. Sa réalisation et son scénario peu inspirés risquent toutefois d'empêcher au film de prétendre à la moindre statuette dorée.
Dans Les initiés, le Sud Africain John Trengove balance sa vision d'une love story homosexuelle secrète au milieu de rites africains machistes et archaïques. Le résultat : un drame poignant où éclate le talent de Nakhané Touré.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »