Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Publié en 1985, le livre la Douleur est sans doute un des textes majeurs de Marguerite Duras quant à son lien étroit avec un pan important de la vie de l'auteure. L'adaptation cinématographique d'Emmanuel Finkiel est une réussite en partie due à un sens aigu du bon casting, avec notamment une Mélanie Thierry époustouflante, mais aussi grâce à une réalisation qui ne recherche ni les facilités, ni les difficultés.
Nous connaissons tous les effets néfastes de la cigarette. Il y a quelques années, Super Size Me nous démontrait les méfaits du fast food. Dans la même lignée, l'acteur australien Damon Gameau veut lancer un avertissement concernant le sucre présent dans les aliments transformés. Un sucre que nous ingérons en trop grande quantité, qui qui cause obligatoirement des effets désastreux.
À partir du seul rapport de police en Espagne faisant état d'un phénomène surnaturel, Paco Plaza offre une seconde jeunesse au film de possession. Faisant preuve d'un sens de la mise en scène des plus prononcés, le cinéaste ibérique dresse le portrait d'une jeune fille coincée entre deux âges et persécutée par un esprit malin.
Avec son dernier film Pentagon Papers, Steven Spielberg fédère autour de la liberté journalistique et de l’émancipation féminine dans la prise de position politique; sujets qui dominent une œuvre qui brille par son urgence esthétique. Il y a de la vie, de la vigueur, une flamme humaniste qui prend corps dans Pentagon Papers.
Le réalisateur Ferenc Török et son coscénariste Gábor T. Szántó qui a écrit la nouvelle, Homecoming, dont est tiré ce film, la Juste route, remettent l'accent sur les sombres à-côtés de la Shoah : la participation des hongrois à divers degrés à la déportation et à la spoliation des Juifs, suivie des remords ou de l'absence de remords chez les villageois concernés. En Noir & Blanc comme les archives de l'époque, le film est magnifique et édifiant.
Dans la même veine que "Nos Etoiles Contraires", "Everything, Everything" présente l'histoire insipide et stupide entre une enfant-bulle et son voisin très lisse.
Dans The Greatest Showman, Hugh Jackman renoue avec la comédie musicale en interprétant le célèbre P. T. Barnum. Un spectacle très divertissant, aux chansons et aux chorégraphies assez réussies !
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.