Premier long métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, "Cotton Queen" suit Nafisa, adolescente élevée dans un village cotonnier du Soudan, tiraillée entre les récits coloniaux de sa grand-mère et l'arrivée d'un homme d'affaires venu imposer ses graines génétiquement modifiées. Un film sobre sur l'émancipation et la mémoire.
Dans "Une affaire turque", Hüseyin Aydin Gürsoy filme moins un thriller qu'une faille : celle d'un homme pris entre deux mondes qui ne lui pardonnent pas d'appartenir à l'autre. Avec une mise en scène sensible, le cinéaste ausculte les stigmates invisibles du transfuge, et fait de Lionel Erdogan un héros fracturé dont le vrai combat n'est pas judiciaire, mais existentiel.
"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.
Non content d'être un roman photo d'une grande beauté sur le Grand Nord et ses paysages enneigés, Aga de Milko Lazarov est aussi une aventure humaine qui parle avec justesse d'abandon et qui voit l'extinction d'un mode vie ancestral face à une modernité grandissante.
Amanda, le nouveau film du français Mikhaël Hers est un regard bienveillant posé sur ceux qui connaissent la perte d'un être cher, et surtout la perte de l'innocence. Un film plutôt lisse , mais émouvant.
Découverte en avant-première à l'Arras Film Festival 2018 d'Arctic, un survival à échelle humaine signé Joe Penna qui fait rimer minimalisme et suspense avec un Mads Mikkelsen tout en justesse et aux silences incarnés, bons à faire passer Ryan Gosling pour un métronome étouffé.
Périlleuse est l'idée du remake, surtout lorsqu'il s'agit du Suspiria de Dario Argento. Pourtant, Luca Guadagnino se lance dans la bataille et c'est peu de dire que le film divise. LeMagduCiné se penche sur le sujet et offre deux sons de cloche différents. Alors, ce nouveau Suspiria, coup de génie féministe ou imposture pompeuse et hautaine?
Malgré un premier opus suffisant comme introduction, Les crimes de Grindelwald peine à convaincre même les fans les plus convaincus. La faute à un scénario trop décousu, un fan service un peu outrancier et surtout...un univers qui manque de magie.
Dimanche dernier prenait fin l'Arras Film Festival 2018 et son lot de découvertes européennes et d'avant-premières... Nous avons pu y découvrir Kursk, sorti mercredi dernier, le dernier film de Thomas Vinterberg (Festen, La Chasse) écrit par Robert Rodat (The Patriot, Il faut sauver le soldat Ryan) qui capte la tragédie du tristement célèbre sous-marin éponyme avec un juste équilibre entre intimité et spectaculaire.
Après son dernier film plutôt remarqué, La belle Saison, Catherine Corsini semble retrouver, avec Un Amour impossible, l'inspiration de ses débuts, en s'attaquant avec succès au texte éponyme de Christine Angot.
Mandy, OVNI filmique avec Nicolas Cage ayant fait sensation dans plusieurs festivals n'aura pas droit à une sortie salle en France mais à sortir en DTV. Critique d'un film injustement boudé par les distributeurs.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »