On connaît tous un André. Ce type qui blague sur tout, qui vit à fond, qui remet au lendemain ce qu'il devrait faire aujourd'hui. "André Is an Idiot", prix du public à Sundance 2025, raconte comment cet homme-là a appris, trop tard et avec humour, ce que mourir veut vraiment dire.
"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.
Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
Le premier film de fiction de Sarah Marx, K contraire, est à la frontière de la fiction et du documentaire, tant le réalisme est le maître mot. L’émotion naît de ce réalisme, mais aussi du mauvais engrenage social que la jeune femme a choisi de mettre en lumière.
Scandale, le biopic de Jay Roach, n'a rien de sulfureux dans sa réalisation mais la présence de Charlize Theron, Margot Robbie et Nicole Kidman parvient à dévoiler la parole féminine sur cette affaire de harcèlement sexuel chez la FOX, de manière incisive mais très discutable.
Swallow de Carlo Mirabella-Davis est un film tout en sourdine, porté par Haley Bennet qui joue le personnage principal. Il est dommage que le cinéaste ait voulu traiter de plusieurs sujets à la fois, parti pris qui affaiblit quelque peu un film pourtant très prometteur.
Abel Ferrara signe un retour discret avec Tommaso, une errance onirique et introspective qui permet à Willem Dafoe d'explorer les nombreuses facettes de son talent.
Un film sur le foot féminin, un an après Comme des garçons, ça sentait bon la redite. Dans Une Belle équipe, il n'est pourtant pas question de créer la première équipe de football féminin de France, mais de parler des remous que font encore aujourd'hui, en 2020, les femmes qui sortent des habitudes qu'ont leur a l'air de rien attribuées. Certes, ça n'est pas toujours très subtil, mais heureusement le casting fait le job. Petite tristesse quand même pour un grand manque d'épaisseur sur un sujet "dans l'air du temps" et nécessaire. Une Belle équipe n'est donc pas la révolution de l'année, mais une comédie de plus made in France, qui a manqué l'occasion d'être un film rassembleur du féminin.
Dans Séjour dans les monts Fuchun, le virtuose Gu Xiaogang déplie, à la manière d’un rouleau de peinture ancienne, une chronique familiale sur trois générations et quatre saisons sur fond de mutations de la Chine urbaine. Incontestablement, le grand film de ce début d’année.
Une station sous-marine, une poignée de survivants, des bestioles, du sang et de la claustrophobie, voilà le postulat de base de cet Underwater, de William Eubank, film qui lorgne allègrement sur de glorieux prédécesseurs mais ne fait que cumuler les défauts.
Un vrai bonhomme est le premier film de Benjamin Parent. Il en signe aussi le scénario avec Théo Courtial. Tom et Lucas sont deux frères inséparables mais en réalité l'aîné, Lucas, est décédé, et Tom a toujours l'impression de l'avoir à ses côtés pour l'épauler. Tom devra se libérer de ce fantôme pour devenir lui-même.
« - Ce type pond des coups d’état comme ma femme reprise mes fonds de culotte ! Et vous voulez que j’obéisse ?
• SUFFIT, BOUFFON ! OBEISSEZ OU JE VOUS ENFERME DANS VOS PROPRES GEOLES ! »
« - Mes rêves ne me trompent jamais. Les Kalisnowszczyzna…
- … « Les Kalisnowszczyzna ont toujours eu un don pour la voyance… »
- Paf
- Aïe ! Alors j’ai dû être adopté, moi, je ne vois jamais rien venir…
- Moi, je peux te dire que tu es de la famille ! Tu as hérité du sale caractère de ma sœur Prili.
- Grand-mère… Tu n’as pas de sœur. Tu confonds tes rêves et la réalité. »
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.