Critiques films

Mortal Kombat II : Flawless Surrender

Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.

Die My Love : Au bord de soi

Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.

Oxygène: le retour à la SF d’Alexandre Aja

Qui aurait cru qu'après avoir réalisé maints films d'horreurs, Alexandre Aja reviendrait avec un thriller de science-fiction, genre avec lequel il avait entamé sa carrière (Furia) ? Il signe un retour très réussi où l'on sent que les années ont été signes de maturité.

Critique de L’Homme qui a vendu sa peau : quand l’art et l’émigration nous disent l’absurde

Dans L’Homme qui a vendu sa peau, Kaouther Ben Hania convoque plusieurs sujets qu’elle mêle pour mieux en parler. La question des migrants, tout d’abord, notamment syriens, qui rapidement se confond avec l’apparente absence de limites du monde de l’art contemporain, toujours plus audacieux.

Love and Monsters, la comédie post-apocalyptique édulcorée

Certes, le film ne va jamais au delà de son maigre cahier des charges,  pourtant, Love and Monsters arrive à se dépatouiller pour mélanger les genres avec facilité tout en arrivant à nous faire découvrir son univers vaste et coloré. 

Sans aucun remords, de Stefano Sollima : permanence du méchant Russe

Sans aucun remords bénéficie de la mise en scène nerveuse et efficace qu’on attend de ce genre de productions, ainsi que d’une distribution convaincante menée par Michael B. Jordan. Question originalité, par contre, on repassera, le film n’empruntant que des voies usées jusqu’à la corde. Très éloigné de sa source littéraire, le scénario signé Taylor Sheridan développe de manière superficielle une idée séduisante : la permanence de l’adversaire russe comme schéma politique essentiel aux États-Unis.

Les Mitchell contre les machines, une virée déjantée

Les Mitchell contre les machines est une belle réussite. Euphorisant et souvent décapant, ce film d’animation est une boule d’énergie qui balaie tout sur son passage. 

Soul de Pete Docter : être ici et maintenant

Soul est un très beau film. Un film qui flirte avec les petits plaisirs de la vie et qui glorifie une forme de quotidien, où la beauté et l’importance des choses ne sont pas forcément celles que l’on croit.

Critique de Framing Britney Spears : ingérences judiciaires et misogynie envers la chanteuse

Pendant 1heure 15, le long-métrage décortique la carrière de la chanteuse, notamment les événements ayant conduit à sa mise sous tutelle en 2008, ainsi que la naissance et la portée du mouvement #FreeBritney. Relayé par les fans et diverses célébrités, le mouvement de soutien demande la fin de cette tutelle de douze ans durant laquelle Britney Spears a repris le contrôle de sa vie, au point de sortir quatre albums studio.

Night in Paradise de Park Hoon-Jung : l’étincelle de la vengeance

Night in Paradise n’est pas un film qui se complait dans la nuance. Radical dans sa prise de position, balayant toute trace de subtilité, le film tire son épingle du jeu en jonglant entre le drame et le film de gangster.

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