Critiques films

Hope : Korean Rollercoaster!

Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Sentinelle sud : cent familles

« Sentinelle sud » s'inscrit dans le genre installé en France du « retour de guerre » , jadis nourri par « Le Retour de Martin Guerre » ou plus récemment par « Dheepan ». Le premier film de Mathieu Gérault apporte sa pierre à l'édifice en convoquant polar et drame social.

« Murina » : la jeune fille et la mer

Dans « Murina », Antoneta Alamat Kusijanović explore les désirs d'une jeune femme, Julija, dont la situation familiale ne lui laisse pas la liberté qui lui revient.

Inexorable : L’insoutenable légèreté de la destinée

Si nous vous disions qu'il existe un film qui est parvenu à mélanger Sophocle, Kafka et Rohmer. Vous n'y croyez pas ? Eh bien, le cinéaste Fabrice Du Welz l'a fait. Dans son dernier film Inexorable, le cinéaste belge est parvenu à faire du polar, un terreau esthétique aux confins de l'ancien et du moderne.

En corps : danser encore et encore

En corps est le nouveau film de Cédric Klapisch. Le réalisateur y filme une danseuse blessée qui doit réapprendre à vivre et à danser. Elle doit surtout accepter de se réapproprier un corps habitué à travailler la danse d'une certaine manière et faire entrer la douleur, la perte dans sa vie, quitte à réintroduire des figures délaissées et faire une rencontre déterminante avec elle-même. Une œuvre intense qui laisse aussi la part belle aux personnages (aux clowns !) secondaires comme Klapisch les affectionnent depuis Le Péril jeune.

Retour à Reims de Jean-Gabriel Périot : au cœur du Monde ouvrier depuis les années 50

En 1h23 Jean-Gabriel Périot parcourt en archives une histoire intime et politique du monde ouvrier français depuis la libération. A travers un texte de Didier Eribon et sur la voix off d'Adèle Haenel, un récit humain, dense et ambitieux se tisse dans un grand film documentaire.

Le Grand Silence : un western italien hors norme

Au-delà de son pessimisme haletant et de son dénouement exceptionnel, Corbucci signe un western italien d’une très grande beauté formelle.

Eaux profondes, d’Adrian Lyne : liaisons fatales

Renouant avec la veine du thriller érotique qui l’a rendu célèbre, Adrian Lyne en livre une version atone et à peine incarnée, notamment par un Ben Affleck complètement sorti de sa zone de confort. Eaux profondes est le premier film érotique produit par Disney (via 20th Century Studios) depuis un autre fameux navet, Color of Night, en 1994. Espérons que ce soit le dernier.

Bruno Reidal : Confession d’un (jeune) homme dangereux

Bruno Reidal est un film policier qui (d)étonne dans le paysage cinématographique actuel. L'oeuvre délaisse l'enquête policière au profit de l'introspection intime. En donnant la parole au meurtrier plutôt qu'aux enquêteurs, Vincent Le Port subvertit sciemment les codes classiques du polar. Placée sous le signe de la subjectivité, la narration évite cependant tout manichéisme. Le cinéaste invite son public à la réflexion. Car, si la confession du meurtrier n'annule pas le crime, elle déplace, néanmoins, le regard du spectateur en l'obligeant à considérer l'homme derrière le monstre.

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Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.

Les Naufragés du Lavalette : légende marine

« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ? - Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »

« Le Fantôme de l’opéra » : horreur en musique

Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.

« Géographie du rap » : musique périphérique

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« Le Parfum des feuilles de thé » : reprendre racine

Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.