Analyses

L’Être aimé : l’autre « Abandon »

Prenant le point de départ du Valeur sentimentale de Joachim Trier, l'histoire d'un cinéaste qui tente de renouer avec sa fille par l'intermédiaire d'un projet cinématographique, Rodrigo Sorogoyen propose une tout autre approche. L'intensité de sa mise en scène raconte le poids d'un passé qui vient perturber le tournage. Un abandon qui hante ce père comme sa fille. Analyse, en cinq scènes fortes.

Nous l’orchestre : au cœur d’un ensemble symphonique

Le documentariste Philippe Béziat nous propose une plongée au sein du célèbre Orchestre de Paris. Multipliant les approches et les gestes de mise en scène, il permet de lever un coin de ce grand mystère : comment des individualités parviennent à faire corps, au service de la musique. Captivant.

Woman and Child : la vengeance d’une femme

Avec "Woman and Child", Saeed Roustaee trace le destin d'une femme déterminée à trouver les coupables du malheur qui l'accable pour les châtier. Le portrait poignant d'une Médée autant que d'une Méduse qui, impuissante à se venger, finira par choisir une autre voie. Magistralement mise en scène.   

Fantôme utile : une comédie qui fait le ménage !

Et si les fantômes n’étaient que les souvenirs qu’on refuse d’effacer ? Dans ce conte thaïlandais halluciné, Ratchapoom Boonbunchachoke convoque l’absurde, le merveilleux et le tragique pour explorer les cicatrices d’un pays hanté par ses morts et ses silences. Un film comme un rêve éveillé, où l’amour lutte contre la disparition.

Jeunes mères : entre douleur et résilience

Dans Jeunes mères, les frères Dardenne livrent un film choral puissant, explorant avec sensibilité et justesse le combat de cinq jeunes femmes face à la maternité et à la précarité. À travers des trajectoires entremêlées, le récit révèle des dilemmes moraux et des tensions sociales, porté par une mise en scène réaliste et une émotion à fleur de peau. 

Le cinéma de Sorrentino après Partenope

Tout se passe comme si Sorrentino nous resservait les mêmes thèmes, la même esthétique, que La Grande Bellezza dans l'écrin de La main de dieu, sa ville de cœur, Naples. Bref, pour un film qui se clôt sur l'importance intellectuelle et artistique de voir les chose, il nous sert du vu et revu. Quoiqu'il soit un très grand metteur-en-scène éduqué à l'école des maestri du cinéma italien, on peut se demander si ce glorieux héritage n'est pas plutôt un testament tant il s'évertue à filmer quelque chose d'inerte qui semble étouffer sous l'odeur de la mort.

L’année dernière à Marienbad : les couloirs du temps

L'énigme cinématographique de Resnais décryptée ! Entre mystère, répétition et surréalisme, "L'Année dernière à Marienbad" se dévoile comme une œuvre cinématographique unique. Découvrez comment Resnais, en collaboration avec Robbe-Grillet, a brisé les conventions narratives pour offrir une expérience inédite et fascinante.

Le Parrain III : un dernier acte épique

Le Parrain III marque la fin d'une ère pour la famille Corleone. Avec une mise en scène magistrale, Coppola nous plonge dans les derniers tourments de Michael, tiraillé entre le besoin de rédemption et le poids de son héritage criminel.

Le Parrain II : la Sainte Trinité appliquée à la mafia italienne

Avec cette suite, Coppola poursuit la métaphore religieuse du système capitaliste américain : le père, le fils, le saint-esprit s'incarnent dans la saga des Corleone. Analyse de ce passionnant parallèle.

Le mythe du « Parrain »: mafia, religion et pouvoir

Le Parrain. Première partie de la saga de Coppola, véritable coup de tonnerre dans l'univers des films de gangsters !

Barbershop : une saga américaine

Le cinéma d’importance culturelle génère-t-il forcément des films cinématographiquement importants ? Dans un monde où les questions esthétiques resteraient parfaitement imperméables au monde qui les entoure, et où le cœur n’auraient d’autres raisons que celles que la raison n’ignorerait point, peut-être. Auquel cas, la trilogie "Barbershop" n’aurait certainement pas voix au chapitre dans cette conversation. Ce qui, sans représenter une perte pour les Beaux-Arts, créerait un certain vide dans la culture pop de ces 20 dernières années.

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