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« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Le Crétin qui a gagné la guerre froide » : le cow-boy qui bluffa le monde

Dans "Le Crétin qui a gagné la guerre froide", Jean-Yves Le Naour et Cédrick Le Bihan signent une bande dessinée piquante où l’on redécouvre, sous un angle satirique, la présidence de Ronald Reagan. Entre comédie débridée et relecture éclairée de la fin de la guerre froide, cet album de 64 pages, paru chez Bamboo, brosse le portrait d’un chef d’État atypique qui, malgré ses lacunes, a imposé son style à l’Histoire.

« Dictionnaire du sang » : vital, culturel, social

Les éditions L'Harmattan publient un généreux et interdisciplinaire "Dictionnaire du sang". Jean-François Schved analyse par le menu les multiples réalités que recouvre ce liquide indispensable à la vie humaine et animale. 

Céline : Une enquête en trompe-l’œil

« Aimer les paysages de montagnes er de vallées du Sud du Wyoming, ça s’apprend. Céline n’avait jamais appris. Quelques jours plus tard, elle écrivit à Hank : « Les kilomètres de collines et de bigelovie puante, les mouchetures surprenantes d’antilopes pareilles à des taches de peinture, rouges et blanches, les montagnes rocailleuses en fond et le vent incessant, tout ça semble distant, presque inaccessible. Du coup, moi aussi je me sens mise à distance. On dirait de vraies montagnes privées d’humidité et de couleur, même si je sais que les gens en font des tonnes sur la subtilité des nuances de cette région. Comme pour compenser, pour s’excuser. Bref, ça me fatigue. Ça ne m’a jamais intéressée de rencontrer un paysage ou quelqu’un à moitié. … »

Comme par hasard : qui décide quoi ?

« Le hasard n’est que le nom que l’on donne à des évènements que l’on ne comprend pas. Or il y a une explication logique, rationnelle à toute chose et il y en a certainement une à la disparition de mes clés. En fait, à bien y réfléchir, tout a commencé avec ce billet d’entrée pour le Châtelet. Si je ne l’avais pas trouvé, je ne serais pas sorti ce soir et rien ne serait arrivé. A l’heure qu’il est, je serais au fond de mon lit, bien au chaud, sous mes couvertures. Vraiment, les choses n’arrivent pas par hasard et tout dans l’univers obéit à des lois de causalité. »

Le combat d’Henry Fleming à la guerre de Sécession

« Tu voudrais savoir si tu seras capable de rester dans le rang quand les premiers tirs vont s’abattre, c’est ça ? Si tu auras les tripes de ne pas fuir comme un lâche ? Bon sang ! Quel genre de soldat suis-je, au fond ? Quel genre d’homme ? »

« 2050 » : visions plurielles et dystopies croisées

Le recueil "2050" rassemble plusieurs récits graphiques, chacun signé par des auteurs différents. L'ouvrage, paru aux éditions Philéas, permet au lecteur de découvrir une mosaïque de futurs fictionnels, où l’Intelligence Artificielle, la manipulation génétique, le contrôle social, la marchandisation des êtres humains et la dégradation environnementale composent une toile de fond inquiétante et dystopique. 

« Tarzan, l’homme-singe » : la révélation de la jungle

"Tarzan, l’homme-singe", d'Éric Corbeyran et Roy Allan Martinez, poursuit l’ambitieux projet de transposer en bande dessinée l’œuvre fondatrice d’Edgar Rice Burroughs. Ce deuxième opus, publié aux éditions Glénat, mêle aventures exotiques et réflexion sociétale. L'adaptation nous transporte dans la jungle foisonnante, où l’homme sauvage, tiraillé entre deux mondes, doit affronter non seulement des ennemis externes, mais aussi des dilemmes intérieurs.

« Abba dis donc ! » : le retour de Conrad et Paul

Le dernier album de Ralf König, "Conrad et Paul : Abba dis donc !" (Glénat) nous ramène dans l’univers truculent de deux figures incontournables de son œuvre. À travers des anecdotes cocasses et un quotidien marqué par une forme d'obsession charnelle, l'auteur et dessinateur continue de scruter les travers de la société contemporaine.

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« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.