A Lire

Faire la peau : le brûlot qui affronte le tabou de la violence des mères

Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?

« Valhalla Bunker » (T3) : le Reich, le président et le tennis de table

Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.

L’affaire Arnolfini : enquête sur un tableau de Van Eyck

« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »

« George Orwell », la biographie-fleuve de Bernard Crick

Pour la énième fois, la biographie que Bernard Crick consacre à George Orwell se voit rééditée, dans une version actualisée et augmentée, chez Flammarion. L'« écrivain politique » y est présenté en tant qu'auteur, penseur, citoyen et homme. Son œuvre fait l'objet d'une dialectique documentée et nuancée.

« Des bombes et des hommes » : vivre et survivre

Des bombes et des hommes, qui paraît aux éditions Futuropolis, scrute à travers un récit autobiographique d'Estelle Dumas la grande histoire des guerres de l'ex-Yougoslavie. L'objectif est double : décrire les affres d'un conflit armé protéiforme – génocide, irrédentisme, velléités indépendantistes – qui s'étendra sur dix ans et replacer la culture au cœur des besoins humains fondamentaux.

Mes tutos de sorcière bienveillante, de Mademoiselle Audrina : réflexions féministes et illustrations

Mademoiselle Audrina, illustratrice à succès sur Instagram, avec ses 25 000 followers, a été invitée par la maison d'édition Kiwi à publier son premier livre. Pour l'occasion, c'est la thématique que l'artiste explore depuis un an qui a été choisie : la magie, le fait d'être une sorcière. Notre avis sur Mes tutos de sorcière bienveillante.

Cursus fin du monde… pour génération Apocalypse Now ?

« Avec Rémi, on vient toujours en costard aux soirées déguisées. C’est le test de Rorschach des déguisements. Les gens trouvent toujours un lien avec le thème. »

« Manga » : tour d’horizon

Nicole Coolidge Rousmaniere, conservatrice des arts japonais au British Museum de Londres, et Matsuba Ryōko, spécialiste des arts et des cultures du Japon, passent en revue l'histoire et les singularités du manga dans un ouvrage comportant autant de fiches thématiques que d'interviews ou d'études de cas.

« Adaptation et bande dessinée » : fidélité, distance, réappropriation

Les Impressions nouvelles nous proposent un ouvrage très intéressant portant sur les adaptations en bande dessinée. À travers plusieurs analyses, Jan Baetens interroge les concepts de fidélité, de distance ou de réappropriation des œuvres littéraires adaptées.

Le Chat du Rabbin (T. 10) : Rentrez chez vous ! (home sweet home)

« Un humain a prouvé, paraît-il, que la Terre est ronde. C’est pourquoi je m’inquiète lorsqu’on affirme qu’un des coins de ce rond est plus enviable que les autres. »

La Fille du Capitaine, de Pouchkine : l’amour au temps de la révolte

Parmi les quelques oeuvres en prose de Pouchkine (qui sont chez nous plus connues que ses poésies), La Fille du Capitaine se démarque. Bref récit d'un amour situé en plein coeur de la révolte de Pougatchev, La Fille du Capitaine est devenu un modèle de roman historique qui permet à son auteur de livrer, en plus d'une histoire romantique, une vision désabusée du pouvoir.

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Les oranges amères, une image bien choisie

« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »

La femme au portrait, meurtre sur le tournage du film

« VOUS AVEZ BIEN CONSCIENCE QU’ON NE PEUT RIEN TOURNER SANS CE SATANE TABLEAU ? »