À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
« Qui sait si l’art monumental n’a pas besoin de traits légèrement discordants qui soient en mesure de mettre en valeur les ensembles les plus vastes… »
Jean-Claude Götting est un baroudeur de l'art graphique. Primé à Angoulême pour sa bande dessinée Crève-cœur, pionnier de l'expressionnisme en vignettes, illustrateur de presse, peintre, le Parisien a aussi dessiné les couvertures des traductions françaises des romans Harry Potter. Instants volés compile ses peintures les plus récentes.
Voici la réédition, augmentée de 32 pages inédites, d'un livre d'Emmanuel Guibert publié en 2004 chez Ouest-France. Le Pavé de Paris est une balade onirique à travers la capitale française. Dessins à la gouache, croquis au crayon, c'est par sa graphomanie, entamée au début des années 1990, que l'auteur et illustrateur français nous fait découvrir la ville de Paris.
Dans un récit partiellement autobiographique, Didier Tronchet raconte le long périple d'un bibliothécaire pour retrouver son chanteur favori. En se basant sur quelques menus indices émaillant les chansons de Rémy Bé, Jean cherche aussi à renouer avec le jeune rebelle idéaliste qu'il fut.
« Stefanos tendit la main, serra celle de Karras façon soul shake. Karras lui jeta un coup d’œil : plutôt mince, avec un Levi’s retroussé aux chevilles – comme Karras -, une paire de chaussures de chantier de chez Sears et un T-shirt de Led Zeppelin qui reproduisait la couverture du premier album du groupe. »
Aux éditions Ocrée paraît Les débuts du cinéma en Corée, du scénariste et réalisateur Kang Chang Il. On y revient sur les premières projections au pays du Matin calme, sur l'influence du théâtre japonais ou sur le rôle spécifique des pyŏnsa, ces narrateurs-bruiteurs-traducteurs qui accompagnent, parfois en qualité de vedettes, chaque séance.
Spécialiste du cinéma fantastique, Erwan Bargain porte son regard sur l'arrière-fond social et politique des films de zombies. Son essai est à découvrir aux éditions Ocrée.
Dans La Cage aux cons, tout est une question d'illusions : celles que l'on se fait à soi-même, celles auxquelles on a recours pour mystifier les autres, celles qui nous apportent un semblant de (ré)confort. Matthieu Angotti et Robin Recht adaptent, dans une bande dessinée noire et souvent désopilante, le roman Le Jardin du Bossu, de Franz Bartelt.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.