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Faire la peau : le brûlot qui affronte le tabou de la violence des mères

Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?

« Valhalla Bunker » (T3) : le Reich, le président et le tennis de table

Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.

L’affaire Arnolfini : enquête sur un tableau de Van Eyck

« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »

« Il faut flinguer Ramirez (T.02) » : l’homme sans voie

Grand succès de librairie, Il faut flinguer Ramirez fait partie des nouvelles séries les plus populaires de ces deux dernières années. Traversé de références cinématographiques, arrimé à un réparateur d'aspirateurs muet et désireux d'une vie bien rangée, ce deuxième tome, haletant, fait la part belle aux poursuites, fusillades et associations dépareillées, mais aussi aux tirades fusantes et parfaitement troussées.

« Passion Femmes » : la conquête d’un idéal

Le scénariste et dessinateur italien Milo Manara n'est pas un inconnu en ce qui concerne les représentations féminines. Il fait en effet partie des figures de proue de la bande dessinée à caractère érotique. Passion Femmesrassemble une collection de dessins, neufs comme anciens, qu'il a destinés tant à la bande dessinée qu'à la publicité ou à la presse.

Notre-Dame de Paris, de Victor Hugo : une histoire qu’on croit connaître

En plus d'être la cathédrale gothique la plus célèbre de France, Notre-Dame de Paris est aussi un roman majeur de Victor Hugo. Publié en 1831, il nous conte l'histoire de Quasimodo, Esmeralda, Frollo et Phoebus. Histoire d'amour, de haine et d'indifférence, histoire de passion aussi, dont les péripéties sont surtout connues pour les nombreuses adaptations, plus que pour le texte lui-même. Avec ses 940 pages, l'ouvrage délivre une qualité littéraire exceptionnelle, comme une récompense, au lecteur qui ouvrira les pages de Notre-Dame de Paris, sans doute l'un des plus beaux romans jamais écrits en langue française.

Deux mètres dix pour la beauté du geste

« Jamais elle n’a connu pareille sensation de vitesse au sortir de sa course d’élan. La suite, elle ne s’en souvient pas, sinon l’euphorique sentiment d’une élévation immatérielle, la sensation de ses mains inutiles dans l’air. »

« Tout sur François Truffaut » : décryptage d’un cinéphile, critique et cinéaste

Deux ouvrages synthétisés et remaniés donnent naissance, aux éditions Gremese, à Tout sur François Truffaut. Le premier, classique, est de Jean Collet et date de 1985 ; le second, rédigé par Oreste De Fornari, fut publié un an plus tard. Mis bout à bout, les deux auteurs, l'un Français, l'autre Italien, effeuillent avec passion et acuité le cinéma truffaldien.

« Watch Dogs Legion » : État policier sans états policés

Aux éditions Glénat, dans la collection « Ubisoft », paraît la bande dessinée Watch Dogs Legion. Une dystopie prenant pour cadre un Londres ballotté par la mafia, l'État policier, les révolutionnaires du collectif Dedsec et un contexte social des plus interpellants.

Le Menhir d’or, hommage à Uderzo et Goscinny

Obélix : « Ah, j’aime bien le théâtre, moi ! Tu vois, on devrait y aller plus souvent, tu ne crois pas ? On pourrait organiser des représentations dans le village, un festival quoi ! On ferait venir des gens de partout, et puis on leur taperait dessus pour rigoler… Tu vois, moi je suis sûr qu’il y aurait du monde pour recevoir une tournée en province. »

« John Wayne » : élaboration d’un mythe

Anton Giulio Mancino s'appuie sur la filmographie de John Wayne pour en déconstruire la persona. À mesure qu'il enchaînait les rôles, le comédien américain, né Marion Mitchell Morrison, a incarné une certaine idée des États-Unis. Au point de devenir l'une des figures de proue du conservatisme.

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Les oranges amères, une image bien choisie

« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »

La femme au portrait, meurtre sur le tournage du film

« VOUS AVEZ BIEN CONSCIENCE QU’ON NE PEUT RIEN TOURNER SANS CE SATANE TABLEAU ? »