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« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Le Boucher de Stonne » : éloge des blindés français

La collection « Machines de guerre » des éditions Delcourt accueille Le Boucher de Stonne de Jean-Pierre Pécau, Senad Mavric et Filip Andronik. Les auteurs se penchent sur le char français B1 bis, le meilleur en son temps, dont le blindage chrome-colbalt résistait à toutes les armes antichar et dont les canons venaient à bout des Panzer ennemis.

« Le Mythe de l’entrepreneur » : derrière les idées reçues

La collection « Zones » des éditions La Découverte accueille, un peu plus de deux ans après La Fabrique du consommateur, un nouvel essai d'Anthony Galluzzo...

La Saison sauvage, de Sarah Anthony : les couleurs du feu

Premier roman de Sarah Anthony, « La Saison sauvage » convoque le réalisme magique dans un étouffant été provençal. À la clé, un récit initiatique autour duquel valsent les sentiments, qu’une réflexion sur la jeunesse et une écriture picturale rythment.

T’zée : une tragédie africaine en cinq actes

« - Disons qu’après l’indépendance, il fallait un pouvoir fort pour construire le pays, c’était une phase nécessaire après les dégâts de la colonisation. L’Afrique avait besoin de chefs, à l’époque, et… - Je ne crois pas à ces conneries. Il n’y a pas de peuple enfant, c’est une justification pour les dictateurs. »

Marceline ou le monde des autres de Marc Desaubliaux

Marceline ou le monde des autres est un roman réaliste, qui suivent le parcours de plusieurs personnages dont la famille Frémy et les Cherisy. Des milieux sociaux diamétralement opposés, qui vont être amenés à se rencontrer. Des secrets mis sous silence sont sur le point d'être dévoilés, mais à quel prix ?

En bref : Banana Sioule, DMT et Brouillage intégral

Retour sur quelques nouveautés de ce mois de janvier 2023. Au programme : le second tome de Banana Sioule, DMT et Les Futurs de Liu Cixin : Brouillage intégral.

« Corps vivante » : à tâtons…

Concomitamment à Éloïse Marseille et ses Confessions d’une femme normale, les éditions Pow Wow publient Corps vivante, de Julie Delporte. Le sexe, ses orientations, ses violences et ses pressions y occupent une place centrale, en toute transparence mais avec ce qu'il faut de pudeur.

« Je suis métisse » : dissonances culturelles

Je suis métisse, de Sayra Begum, paraît aux éditions Delcourt. Récit doué de justesse et de sensibilité, il raconte l'histoire d'une famille musulmane installée en Angleterre, à travers le point de vue de Shuna, jeune femme tiraillée entre les prescriptions culturelles ou religieuses et l'ivresse d'une liberté vécue à l'occidentale.

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« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.