On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
La Vierge Noire de Xavier-Marie Garcette est un roman à la fois biographique mais romancé, relaté par un passionné de Francis Poulenc : Xavier-Marie Garcette. L'auteur prend son lecteur avec lui pour voyager dans le temps et découvrir l'homme derrière l'artiste. Un vibrant hommage réussi, poétique et mélancolique, où l'on ressent la passion de l'auteur pour son sujet.
« - Je nous ai amené des bières.
- On n’a plus d’image.
- C’est fait exprès les bouquins empilés sur le magnéto ?
- Oui. Il fonctionne comme ça. Il faut trouver le bon poids.
- Ça dépend peut-être aussi de leur contenu. Des écrivains suicidés, « Tout savoir sur les maladies cardiovasculaires »… Tu n’as rien de plus léger ? C’est peut-être ça le problème… C’est bon, l’image est revenue. Qu’est-ce qu’on regarde ?
- Un documentaire. « Trésors du patrimoine naturel ».
- C’est beau chez nous.
- Oui, c’est beau, mais je crains que bientôt tout ça ne soit plus réservé qu’aux gens choisis.
- Aux gens choisis ?
- Oui, ce sont des gens qui surgissent de nulle part et qui savent tout sur toi, et toi tu ne sais rien d’eux. Quand tu en as vu un, tu les as tous vus... »
« On prône les progrès de la technique, et on a beau en connaître les dangers, on continue, sous prétexte de développer l’économie ou je ne sais quoi, on multiplie les risques, tant et si bien qu’à force tout finit par exploser. »
Les éditions Delcourt publient le second volume de la série Radiant Black, comprenant les épisodes de 7 à 12. Graphiquement superbes et hétéroclites, ces nouveaux chapitres exposent les différents héros, au premier desquels Marshall, à des menaces pour le moins mystérieuses.
Isabelle Bauthian et Maurane Mazars publient Les Choses sérieuses aux éditions Steinkis. Elles racontent les liens étroits, de vocation, d'amitié et d'amour, unissant Jean Cocteau et Jean Marais, le tout sur fond de Seconde guerre mondiale.
Les éditions Glénat publient les deux premiers tomes d'Ender Geister. Takashi Yomoyama y narre l'histoire d'un exorciste confronté à des créatures surnaturelles et spectaculaires. Ne reculant ni devant les scènes explicites ni devant les références à foison, l'auteur et dessinateur livre deux albums généreux et haletants.
Les éditions Urban Comics publient The Nice House On The Lake, de James Tynion IV et Alvaro Martinez Bueno. Doté d'un concept fort, l'album se tapisse de mystères et étudie les dynamiques de groupe ainsi que les effets psychologiques face à l'épreuve, en prenant appui sur une bande d'amis aux liens plus ou moins distendus.
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.