Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Ciné Illimité, paru aux éditions Marabout, se distingue par une approche ludique et souvent désopilante du cinéma. À travers ses quelque 300 pages d'analyses, mais surtout d'anecdotes et d'humour, cette encyclopédie partiale et partielle porte une vision à la fois comique et critique de certains films emblématiques, ou non.
On l'a constaté notamment à travers la collaboration entre Glénat et Ubisoft : les adaptations de jeux vidéo pullulent dans le monde de la bande dessinée. Super Pixel Boy #2 s'en démarque toutefois par son alliage entre le récit de jeunesse et l'expérience vidéoludique. Loïc Clément remet le couvert aux éditions Delcourt et propose au lecteur une nouvelle incursion dans l'esprit d'un adolescent ébahi par les consoles de salon.
La consécration des séries télévisées au cours des dernières décennies marque une révolution culturelle majeure. De l'étrange et avant-gardiste Twin Peaks aux sitcoms emblématiques telles que Seinfeld et Friends, en passant par les chefs-d'œuvre narratifs de HBO (The Wire, Six Feet Under, Les Soprano), chaque période a engendré des transformations profondes dans la fabrication sérielle. Aujourd'hui, avec la sortie de l'ouvrage Les 1000 séries à voir sans modération, les éditions Glénat nous proposent de redécouvrir ces séries devenues phénomènes de mode, œuvres de qualité ou même plaisirs coupables.
Les éditions Urban Comics publient Human Target, de Tom King et Greg Smallwood. Le récit se concentre sur une enquête menée par la cible humaine Christopher Chance, à qui il ne reste que douze jours de répit avant qu'un poison ne mette un terme à sa vie.
« La Bibliothèque de Daniel Clowes » (éditions Delcourt) s'enrichit d'une nouvelle publication, Monica. Ce chef-d'œuvre de causticité nous plonge une nouvelle fois dans les dédales de la condition humaine et d'un American Dream plus décomposé que jamais. Fusionnant avec subtilité les influences du passé (graphiques) et du présent (sociales et politiques), Daniel Clowes a remis son bleu de travail après sept longues années d'attente pour donner corps à une Amérique aux multiples visages, imprégnée d'angoisses existentielles et d'un cynisme désabusé.
Denis Zorgniotti et Ulysse Lledo poursuivent l'important travail éditorial qu'ils ont entrepris sur le cinéma français aux éditions LettMotif. Ils se penchent cette fois sur les années 1970, caractérisées par la libération des mœurs, la politisation croissante de la société et l'avènement d'une nouvelle génération de comédiens et de cinéastes bien décidés à marquer le septième art de leur empreinte.
L'histoire de l'homosexualité s'inscrit dans une dialectique changeante, entre marginalisation et réappropriation, entre codification médicale et rébellion culturelle. L'album Résistances Queer, fruit d'une collaboration entre les éditeurs Delcourt et La Découverte, permet aujourd'hui d'éclairer les changements sociaux, politiques et même psychologiques qui ont contribué à la construction et à la déconstruction des identités homosexuelles.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.