On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Dans "Ligne de Fuite", publié par les éditions Blueman, Robert Cullen signe ses véritables débuts dans la bande dessinée avec un album d'une grande personnalité. Composé de trois récits graphiques indépendants, ce dernier aborde des thèmes tels que l'espoir, la peur et la mémoire, à travers des personnages ordinaires confrontés à l'extraordinaire – dimension au demeurant très hitchcockienne.
"Des étrangers dans les lavandes", de Serge Scotto et Emmanuel Saint, dépeint l'arrivée de réfugiés cambodgiens dans un village provençal des années 1970. Publié aux éditions Delcourt, ce roman graphique, inspiré de faits réels, traite avec sensibilité du choc des cultures, du deuil et de la renaissance émotionnelle. Entre humour, sensibilité et critiques sociales, le récit nous plonge dans une atmosphère authentique, quelque part entre Marcel Pagnol et Clint Eastwood.
Fabien Bedouel situe ce nouvel opus dix années après les événements explosifs de la saga "Valhalla Hotel" et la destruction de l'hôtel éponyme. Dans "Valhalla Bunker" (Glénat), les lecteurs sont transportés des paysages arides du Nouveau-Mexique vers les étendues glacées de l'Alaska, où les nazis, que l'on pensait vaincus, semblent avoir établi une nouvelle base secrète…
Avec "Soleil glacé", Séverine Vidal et Laura Giraud nous offrent un roman graphique adapté du roman éponyme qui explore la découverte de soi, les relations fraternelles et les défis de l’autisme, à travers un récit émouvant et sincère. Publié chez Glénat, l'album relate un voyage initiatique où se mêlent révélations familiales et aventures humaines.
Le roman graphique "Loin" d'Alicia Jaraba, paru aux éditions Bamboo, nous plonge dans un road-trip à travers l'Espagne, où le voyage en van d'un couple devient le prétexte idoine pour une véritable exploration intérieure des relations qui s'y forment…
Ralf König publie aux éditions Glénat "Conrad et Paul : Le temps d'un virus". Ce nouvel opus est l'occasion de revisiter la période du confinement lié à la pandémie de Covid-19, avec l'humour irrévérencieux, la dimension gay et les traits fusants qui ont fait la renommée de l'auteur.
Adaptation graphique du roman éponyme de Mario Bellatin, "Salon de beauté" déploie une réflexion intime et métaphorique sur des thèmes aussi graves que la maladie, la sexualité et l'exclusion sociale. À travers un récit visuellement puissant, qui opère une jonction entre des poissons malades et les manifestations physiques du SIDA, Quentin Zuttion relate les épreuves et la solidarité d'une communauté souvent marginalisée.
« - Avenue Matignon, j’achète !!!
- 22 000 Frs !
- J’ai les trois rouges. Je vais construire…
- 15 000 la maison !
- Moi j’arrête !
- … Moi aussi ! Définitivement ! Car en acceptant des humains ce jeu stupide, nous commençons à altérer notre position d’intransigeance… Ce Jean-Ferdinand Choublanc cherche à nous corrompre !
- Je partage l’avis de Toth, vénérable Anubis ! ce jeu crée des besoins typiquement humains, indignes de notre communauté…
- Qu’en dis-tu, Bast ?
- Je crois qu’en effet nous renions notre condition en nous abaissant à un comportement humain… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.