Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
"Minuit passé", le dernier roman graphique de Gaëlle Geniller, publié aux éditions Delcourt, prend pour cadre un manoir rempli de secrets et de souvenirs perdus. En suivant Guerlain et son jeune fils Nisse, l'auteure et dessinatrice nous entraîne dans une atmosphère envoûtante, où mystère, interactions entre passé et présent ou encore tendresse paternelle se rencontrent. Ce récit interroge la construction de soi et l’influence de l’enfance sur l’identité.
Avec "Grand Petit Homme" (Glénat), Zanzim met en scène un homme de petite taille, peu considéré, et désireux de devenir grand. Le roman graphique, qui emprunte beaucoup au septième art, interroge avec humour et finesse les notions de virilité, de séduction et de résilience, à travers les aventures singulières de Stanislas, anti-héros s'il en est.
Avec "La Maison des impies", Ed Brubaker et Sean Phillips nous plongent dans l’Amérique des années 1980, en pleine "panique satanique". Cet album marie horreur et polar noir, abordant les ravages psychologiques de cette époque tout en maintenant le suspense jusqu’à la dernière page. Le célèbre duo, fidèle à son esthétique, aboutit une nouvelle fois à un récit sombre et habilement construit.
Avec "Parjure", Simon Beauvarlet De Moismont et Nicolas Savoye signent une fresque noire et tragique sur fond de légendes vikings et de dilemmes spirituels. Ce roman graphique explore les liens de fraternité et de loyauté soumis aux passions humaines et aux injonctions culturelles. Parjure se distingue autant par sa densité narrative que par son réalisme visuel en noir et blanc, qui confère à l’histoire une atmosphère à la fois épique et mélancolique.
L’univers de "BRZRKR" s’élargit avec "Bloodlines", un album qui comporte deux nouvelles histoires de l’immortel guerrier B., inspiré des traits de Keanu Reeves. Ce premier tome, divisé entre "Poésie de la folie" et "L’Empire déchu", nous plonge dans des royaumes anciens aux destins sombres, où les batailles sanglantes ne sont que les pointes avancées de la violence et de la vengeance.
Avec "Les Météores", Jean-Christophe Deveney et Tommy Redolfi nous offrent une fresque intimiste sur fond d’apocalypse imminente. À travers une narration chorale, les auteurs explorent les vies ordinaires face à une situation extraordinaire : une météorite gigantesque se dirige vers la Terre. L'album s'attache aux failles humaines, aux relations sociales et aux interactions du quotidien, dans un décor enneigé où le silence et la menace de fin du monde résonnent en arrière-plan.
Les éditions HiComics nous emmènent dans un univers où des monstres géants, les Tetzas, sont soudainement apparus et ont profondément transformé la société. Dans "Dawnrunner", Ram V et Evan Cagle imaginent un futur où la survie se conjugue avec le spectacle, où des robots géants luttent contre des entités extraterrestres, sur le même mode que Pacific Rim. Par-delà les combats, voulus épiques, la série explore aussi des questions contemporaines comme le deuil, la communication et les dérives de la médiatisation.
Basé sur un roman de Karine Giébel, "Les Morsures de l'ombre" fait l'objet d'une adaptation graphique signée Miceal Beausang-O'Griafa et Xavier Delaporte, publiée aux éditions Philéas. On y suit une enquête haletante sur la disparition d'un capitaine de police, retenu captif par une femme obstinée et instable.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.