Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Derek Laufman nous propose "Duncross", paru aux éditions Bamboo dans la collection "Aventuriers d'ailleurs". Il s'agit d'une plongée amusée dans un univers de dark fantasy où les monstres abondent et où le duo principal, constitué d’un guerrier impitoyable et d’un prêtre moins peureux qu'il n'y paraît, donne une saveur unique aux aventures racontées.
Avec "Possessions" (Glénat), Alexis Bacci signe une œuvre monumentale, dense et fascinante, qui, en quelque 400 pages haletantes, nous entraîne dans une odyssée baroque où l’intime côtoie le démoniaque, où l’enquête policière se teinte de poésie noire. Un polar ésotérique au souffle rare, où le chaos du monde devient le miroir du chaos intérieur.
Adaptation graphique d’un monument du roman noir historique, "La Pâle figure" réussit le pari audacieux d’inscrire le détective Bernie Gunther dans la bande dessinée sans en amoindrir ni la densité morale ni la noirceur lucide. Le Berlin de 1938 s’y révèle dans toute sa complexité : une ville suspendue entre modernité et barbarie, théâtre d’une enquête haletante et miroir d’un monde au bord du gouffre.
« - Entre, Jack.
- Ça aurait pu être Tim.
- Tim ? C’est pas le genre à venir exposer ses petits problèmes dans la chambre de sa mère. Le jour où il entrera ici, ce sera pour me tirer dessus avec son fusil. »
Avec "La Bataille de Sinope", Jean-Yves Delitte et Sandro signent un nouveau tome de l'excellente collection "Les Grandes Batailles navales", publiée aux éditions Glénat. Cette série s'attache à remettre en lumière des épisodes méconnus de l'histoire maritime mondiale.
À travers le roman graphique "Deux femmes" (éditions Glénat), Arnaud Le Gouëfflec et Laurent Richard revisitent l'histoire passionnante d'Anne Bonny et Mary Read, en adoptant une perspective résolument féministe, révélant ainsi les combats silencieux et pourtant décisifs que ces femmes menèrent contre les carcans imposés par des systèmes patriarcaux.
Avec ses carnets consacrés à la "Croisette", parus aux éditions Delcourt, Joann Sfar nous offre une incursion piquante et introspective au cœur du festival de Cannes, événement emblématique du cinéma mondial. Sur quelque 320 pages, l'auteur et dessinateur mêle habilement récits personnels, anecdotes croustillantes et observations aiguisées sur les coulisses du prestigieux rendez-vous cannois.
Entre la conclusion du premier Tenkaichi Budokai et l’irruption de Tenshinhan dans l’univers de "Dragon Ball", Akira Toriyama construit une transition en apparence discrète, mais pourtant décisive pour la suite des événements. Cette période charnière, quelque peu éclipsée par les combats plus spectaculaires des arcs suivants, glisse peu à peu de la comédie et l’esprit d’aventure vers une forme plus dramatique — prémices d’un futur déjà en gestation.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.