À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
Avec ce troisième tome de "Mauvais Monstre", Enzo Berkati confirme une prédisposition intéressante : celle qui consiste à capter les frémissements de l’adolescence à travers le filtre du fantastique, tout en préservant une légèreté de ton qui n’édulcore jamais la complexité des émotions abordées. Dans ce nouvel opus paru chez Glénat, les masques tombent… ou tiennent tant bien que mal.
Un matin comme les autres, Ruri Aoki, une lycéenne plutôt discrète, se réveille avec une paire de cornes sur le crâne. En guise d’explication, sa mère lui confie, avec un flegme un brin déconcertant, qu’elle tient cela de son père, un dragon. Ainsi débute Ruridragon, premier tome d’une série qui s’est rapidement taillé un joli succès au Japon, et qui arrive enfin en France aux éditions Glénat.
« - Sadima ! Prenez place. J’ai pensé que nous pourrions apprendre à nous connaître.
- Oui milord.
- Appelez-moi Adrian.
- Bien milord
- Sadima, je dois reconnaitre que nous ne sommes pas partis sur le meilleur pied. Je ne sais pas me comporter avec les gens. Préoccupé par ma situation, je ne vous ai pas suffisamment prêté attention. Je serai plus attentif dorénavant. Discutons un moment, voulez-vous ?
- Si vous le souhaitez. Nous allons commencer par la météo. Après quoi nous évoquerons les patrons de robes, les sujets d’aquarelle…
- Vous avez l’air de connaitre votre sujet. Je vous laisse diriger la conversation.
- C’est pourtant le rôle de l’homme, milord.
- Appelez-moi Adrian
- Mais enfin ! Certainement pas. »
Peu de mangas atteignent la densité, la noirceur et l’élégance tragique de "Berserk". Depuis sa création par Kentarō Miura en 1989, cette œuvre inclassable s’est imposée comme l’un des monuments du genre dark fantasy. Les éditions Glénat lui rendent aujourd’hui un hommage à sa hauteur, en publiant une somptueuse édition prestige en deux volumes massifs (près de 900 pages cumulées), qui couvre les débuts de la série jusqu’au chapitre 6 de "L’Âge d’or". Soit la première grande respiration du récit : des débuts ultra-violents du Guerrier noir à la constitution de la Troupe du Faucon. Des arcs fondateurs, imprimés ici sur grand format cartonné, avec pages couleur inédites et traduction entièrement revue. Un soin éditorial remarquable, à l’image de l’œuvre qu’il célèbre.
Il arrive parfois qu’un destin discret traverse le vacarme de l’Histoire pour mieux éclairer notre propre présent. C’est à cet exercice subtil que se livre l’album graphique "Albert Kahn" (Glénat), qui met en scène la vie étonnante de ce banquier alsacien — juif, humaniste, célibataire, sans descendance — dont l’ambition ne fut jamais d’accumuler pour lui-même, mais d’ouvrir des fenêtres sur le monde pour les autres.
Si l’éternité est un fardeau, Unute, l'immortel imaginé par Keanu Reeves, nous rappelle qu’elle est aussi un prétexte inépuisable à l’aventure. Dans ce second volume de "BRZRKR Bloodlines", les auteurs nous invitent une fois encore à feuilleter les pages sanguinolentes du passé de ce personnage fascinant. Après un premier spin-off prometteur mais quelque peu inégal, ce nouvel opus affiche une ambition plus affirmée, tant sur le plan narratif que graphique.
Les éditions Glénat publient "Le Dernier vol de Dan Cooper", de Jean-Luc Cornette et Renaud Garreta. Un exercice d'imagination convaincant, qui donne une matérialité à Dan Cooper après son célèbre "casse aérien".
Parmi les grands romans de Jane Austen, on trouve en bonne place "Emma", publié en 1815. Moins sombre que Mansfield Park, moins romantique qu'Orgueil et Préjugés, ce texte, aujourd'hui adapté en roman graphique, se déploie telle une brillante comédie de mœurs, un tableau délicatement ironique de la société anglaise du début du XIXe siècle. Avec Emma, la romancière britannique atteint un équilibre subtil entre légèreté narrative et profondeur psychologique. Elle livre surtout un portrait de femme aussi agaçante qu’attachante, au cœur d’un monde régi par les conventions, les mondanités, le rang et l’argent.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.