Dans la collection « Aventuriers d’ailleurs », Agent 9 débarque pour un récit échevelé aux allures de parodie d’espionnage. Sa mission ? Sauver la planète d’un crabe mégalo, prêt à noyer le monde pour y construire… un parc aquatique géant. Rien que ça.
Aux commandes de cette BD pleine de bruit, de fureur et de gadgets, James Burks livre une série jeunesse menée tambour battant, entre rebondissements absurdes, humour ravageur et esthétique pop ultra dynamique. L’univers est déjanté, l’action omniprésente, et l’antihéros, souvent désopilant.
Agent 9, c’est un jeune chat agent secret en formation, gaffeur, fonceur, souvent destructeur, mais toujours animé d’un enthousiasme désarmant. Son acolyte, un petit robot-poisson nommé Finn, tente tant bien que mal de canaliser ses élans. À eux deux, ils affrontent le Roi des Crabes, méchant aussi ridicule que persévérant, qui passe plus de temps à galérer avec sa connexion qu’à soumettre le monde.
Visuellement, Burks assume un style cartoon expressif et nerveux, avec des couleurs vives et un découpage fluide, qui renforcent la sensation de vitesse et de folie douce. La lecture est agréable, parfaitement rythmée, avec une narration limpide, idéale pour les jeunes lecteurs (7-11 ans).
Le ton est léger mais jamais niais. Sous les blagues et les péripéties, on perçoit des thèmes plus subtils : l’apprentissage, l’erreur, la coopération. Sans jamais alourdir le propos, James Burks réussit à faire rire tout en structurant un vrai parcours de personnage.
Seule limite : les lecteurs plus âgés ou exigeants pourront regretter une intrigue très linéaire, où tout semble aller trop vite. Mais c’est précisément ce rythme effréné qui fait le charme et l’efficacité de l’album.
Agent 9 : L’île secrète du roi des crabes est une réussite totale, mais dans son registre : drôle, bien mené, visuellement accrocheur et débordant d’énergie. Une BD idéale pour les jeunes amateurs d’action, d’humour et de héros à contre-emploi.
Agent 9 : L’Île secrète du roi des crabes, James Burks
Aventuriers d’ailleurs, juillet 2025, 196 pages




