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« Les Gendarmes : L’album du film » : en coulisses

À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma. 

« L’Odyssée » : un monument de la littérature adapté en BD

Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif. 

L’homme gribouillé, à l’aspect monstrueux

« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ? - Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de… - Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ? - Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh… - Répugnant. Oui - … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a… - … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble ! - Franchement, je préférerais pas… - Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard. - Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »

« Ange Leca : Monstres américains » : un polar en fièvre dans les entrailles de New York

New York, été 1911. La ville suffoque. Les femmes disparaissent. Et un homme cherche l’amour. Ainsi pourrait-on résumer "Monstres américains", deuxième opus des aventures d’Ange Leca, ce journaliste dont la silhouette têtue se détache désormais dans le paysage du polar historique. Après un Paris noyé sous les eaux en 1910, c’est cette fois une Amérique torride, angoissée et menaçante qui sert de décor à une enquête foisonnante, construite comme un jeu de pistes halluciné entre faits divers, souvenirs brûlants et manipulations en série.

« Robin The Boy Wonder » : tragédies filiales

Avec "Robin The Boy Wonder", Juni Ba engage une relecture du personnage de Robin, ici centrée sur Damian Wayne. L’album raconte la quête d’identité du jeune garçon, qui s’articule autour de ses liens avec son père Batman, ses frères de la Bat-Family, mais aussi l’héritage toxique de la Ligue des Assassins. Juni Ba en profite pour explorer, avec talent, la notion de famille, la culpabilité, l’émancipation et la place de chacun dans une légende qui les dépasse.

« Capitaine Espace » : portrait d’un crétin cosmique

Il y a des héros qu’on admire, d’autres qu’on redoute. Et puis, il y a Capitaine Espace. Un nom qui claque comme une promesse de bravoure stellaire… mais cache, derrière son panache apparent, une incroyable série de bourdes, de catastrophes diplomatiques et de désastres technologiques. Bienvenue dans l’univers délicieusement absurde et déglingué de L’Abbé, qui signe avec cet album une pépite de science-fiction humoristique à la fois irrésistible et cruellement pathétique.

Lapa la nuit, une ambiance

« -Ah ouais, et toi quand une patricinha te siffle comme ça… - Bah ouais, j’accours ! Comme ça, ouais ! Mais il y a juste un problème… C’est que… Hmpf… C’est que je me souviens plus de son visage. - Ha ha ha ha ha ! - Arrête, je suis sérieux ! Mais je pense que je peux la reconnaître à ses jambes. Elle avait des jambes parfaites ! - Arrête, tu dis toujours que ça existe pas, les jambes parfaites. - Oui, c’est vrai, ça existe pas. Mais je les cherche quand même. Et elle, cette nana, elle en était pas loin. Les chevilles fines, le galbe des mollets, même le petit arrondi sous le genou… C’est super rare, ça… »

« Baby » : anatomie du chaos

Le deuxième tome de "Baby", signé Chang Sheng, se pare de gravité. Il ne ralentit pas ; il approfondit. Un cheminement bienvenu, après un premier volume furieusement rythmé, marqué par la survie brute et l’énigme virale.

« Clémentine » (T03) : le prix du refuge

Clémentine a trouvé un semblant de paix. Un toit. Une compagne. Un chat. Et même – luxe inespéré dans un monde effondré – une promesse d’avenir. Mais dans l’univers de The Walking Dead, la quiétude n’est jamais qu’un sursis. Ce troisième et dernier tome du spin-off graphique signé Tillie Walden clôt un cycle entamé avec une adolescente à la jambe amputée, endurcie par les morts-vivants, mais encore capable d’attachement. Il s’achève avec une jeune femme confrontée à la violence des vivants.

« Dragon Ball : Le Roi Démon Piccolo » : la mue noire du récit

Dans "Dragon Ball", il est un arc que l’on pourrait appeler le "crépuscule du monde humain" : celui où le démon Piccolo Daimaô, incarnant la tyrannie, s’impose comme une ombre menaçante sur le monde. Ce passage, qui débute dans ce tome par la confrontation entre Piccolo et le Roi de la Terre, s’achève lorsque Goku gravit le pilier divin pour rencontrer le Tout-Puissant. Il marque une rupture narrative et symbolique. C’est un moment de mutation, à la fois du personnage principal, du ton général de la série, et même de l’univers lui-même.

« OK Corral » : l’éclat du mythe, la poussière du réel

On croit connaître Wyatt Earp. Ne serait-ce que pour avoir vu ses bottes crisser sur la terre battue d’une ruelle de Tombstone, son regard d’acier scrutant l’horizon du chaos, épaulé par ses frères et son acolyte, le fascinant Doc Holliday. La scène a cristallisé un mythe : celui d’un justicier droit dans ses bottes, figure d’un Ouest sauvage qu’il fallait bien dompter, même au prix du sang. Mais derrière cette façade, que reste-t-il de l’homme, de l’époque, de la vérité historique ? C’est à ce délicat travail de dévoilement que se livre J.D. Morvan dans le très réussi "OK Corral", nouvel opus de la collection "La véritable histoire du Far West", publiée par les éditions Glénat en partenariat avec Fayard.

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À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma. 

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L’homme gribouillé, à l’aspect monstrueux

« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ? - Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de… - Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ? - Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh… - Répugnant. Oui - … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a… - … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble ! - Franchement, je préférerais pas… - Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard. - Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »

« Naïs » : la force du renoncement

En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.

« Les Adieux ne durent jamais » : le voyage comme ultime conversation

Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.