À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En 1972, derrière une porte anonyme de l’université de Vincennes, Dominique Hé découvre par accident un atelier de bande dessinée. Jean Giraud, alias Moebius, en est le maître d’œuvre. Cette rencontre fortuite allait décider d’une vie entière. Cinquante ans plus tard, le principal concerné revient sur cette origine dans "La Porte ouverte" (Glénat), un récit autobiographique en 120 pages où l’auteur retrace ses débuts, ses tâtonnements et surtout l’effervescence d’un âge d’or de la bande dessinée française.
La frontière est ténue, presque imperceptible. D’un côté, l’univers virtuel, anonyme, opaque, où circulent données, pseudonymes et cryptomonnaies. De l’autre, la vie quotidienne, ses parents qui s’inquiètent, ses amis de lycée, ses professeurs exigeants. Roxane, 17 ans, se croyait capable de maintenir cet équilibre fragile. Mais dans IRL, signé par Mark Eacersall, Henri Scala et Jérôme Savoyen, l’écran cesse d’être une barrière : il devient un miroir, cruel et implacable, qui renvoie l’adolescente à ses propres responsabilités.
Deux ans après "Alva dans la nuit", belle surprise venue de Scandinavie, Aksel Studsgarth et Daniel Hansen élargissent leur univers avec "Alva : Odyssée". Le résultat ? Un second tome encore plus ample, plus mouvementé, où la fantaisie se mêle à l’horreur, l’humour au désenchantement, et où l’aventure prend des allures de road movie mythologique.
Le théâtre naît souvent d’un malentendu. Entre les mots qu’on écrit et ceux qu’on dit, entre l’auteur et le comédien, entre le génie solitaire et la troupe affirmée. C’est dans cet interstice – à la fois fertile et orageux – que Lukino installe son roman graphique, "Le Contrat Corneille-Molière" (Les Impressions nouvelles), un récit vif, intelligent, parfois cruel, traitant d’une association improbable, constituée d’ambitions, de désirs et d’arrière-pensées.
Le Rocketeer pointe à nouveau le bout de son nez aux éditions Delcourt, qui exhume et réédite aujourd’hui "La Cargaison maudite", un récit complet signé Mark Waid et Chris Samnee. Un album qui fleure bon le pulp à l’ancienne.
Premier album de Gabriele Melegari, "Au-delà de Neptune" inaugure chez Steinkis le label “Aux Confins” et offre un récit de science-fiction intimiste où l’exploration de l’espace se double d’un voyage intérieur. Entre mission scientifique et dérive onirique, le lecteur suit une astronaute isolée, confrontée à ses souvenirs et à ses limites, dans une odyssée aussi métaphysique que sensorielle.
Quatre inconnus se rencontrent sur un forum de suicide collectif. Ils ne se connaissent pas, ne s’appelleront que par pseudonymes et n’ont en commun que le désir de mourir. Mais c’est bien la vie – une vie méconnaissable, altérée, transfigurée – qui va surgir de leur tentative avortée. Bienvenue dans l’univers paradoxal de Junji Ito, où l’horreur se niche moins dans la peur que dans ce qui nous fascine à en perdre la raison.
Dans la collection "Aventuriers d'ailleurs", "Agent 9" débarque pour un récit échevelé aux allures de parodie d’espionnage. Sa mission ? Sauver la planète d’un crabe mégalo, prêt à noyer le monde pour y construire… un parc aquatique géant. Rien que ça.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.