Dragon Ball : l’ombre du démon et l’orgueil des combattants

Nouveau volume de Dragon Ball Full Color, qui annonce l’affrontement de Gokû adolescent face au fils de Piccolo Daimaô, lors du 23ᵉ Tenkaichi Budokai. Le manga a cessé d’être un conte initiatique léger pour plonger dans une dramaturgie plus sombre, plus tendue et surtout plus spectaculaire, avec des enjeux d’ampleur biblique.

Jusqu’ici, Akira Toriyama avait mis en scène la cruauté de Piccolo Daimaô, l’archétype du mal absolu, qui entreprenait de semer la mort avec l’indifférence glaciale du tyran antique qu’il était. Mais avec la naissance de son héritier, Piccolo Junior, un avenir menaçant semble s’annoncer : celui d’un monde gouverné par la rancune et l’héritage démoniaque.

Lorsque Gokû reparaît après plusieurs années d’entraînement, le lecteur est frappé par sa métamorphose. L’enfant candide aux gestes maladroits a laissé place à un adolescent sûr de lui, élancé, porteur d’une maturité nouvelle – quoique relative. Dès son entrée au tournoi, Gokû en impose. Et sa présence est celle d’un champion mandaté par l’histoire elle-même : sauver le monde de la résurgence du mal. C’est en tout cas le chemin que l’histoire semble prendre.

Mais Piccolo Junior n’est pas seulement « le fils de son père ». Là où Piccolo Daimaô représentait la terreur nue et absolue, son rejeton concentre une haine froide, plus méthodique. Peut-être plus effrayante aussi. Il participe au tournoi pour se rapprocher de son ennemi juré, Gokû, et préparer une revanche que tout le monde voit venir.

Akira Toriyama traduit dans ce personnage des enjeux filiaux, l’impossibilité du pardon, la haine froide. Dans ce face-à-face annoncé, c’est toute la question de la répétition du mal, de son déterminisme, qui se joue. D’ailleurs, dans ce 23ᵉ tournoi, l’atmosphère est totalement différente. L’arène ne vaut plus tant pour ses exploits sportifs ou ses gags burlesques : c’est un lieu sacralisé où plane une menace planétaire.

Les amis de Gokû ont beau se battre pour avancer dans le tournoi, cela ne forme d’une parenthèse. Divertissante certes, mais secondaire au regard de ce que tout admirateur de la série attend : une finale, un duel épique, entre le héros et le fils de son ancien et plus féroce ennemi. Une créature extraterrestre qui a plus d’un tour dans son sac…

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Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

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Dans "Une affaire turque", Hüseyin Aydin Gürsoy filme moins un thriller qu'une faille : celle d'un homme pris entre deux mondes qui ne lui pardonnent pas d'appartenir à l'autre. Avec une mise en scène sensible, le cinéaste ausculte les stigmates invisibles du transfuge, et fait de Lionel Erdogan un héros fracturé dont le vrai combat n'est pas judiciaire, mais existentiel.
Jonathan Fanara
Jonathan Fanarahttps://www.lemagducine.fr
Co-rédacteur en chef. Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray Rédacteur Cinéma & Séries télévisées. Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).

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